Si ce chemin est inscrit, c’est parce qu’il est l’un des plus abandonnés depuis des années. « Le bitumage de la route nous permettra de rallier la ville de Draâ El Mizan en dix minutes », nous dit un habitant du hameau dit les Matamar. Effectivement, l’état de cet axe routier a énormément pénalisé les citoyens de cette vallée agricole. « Il n’y a aucun fourgon qui assure la liaison entre notre village et la ville de Draâ El Mizan. Personne ne peut s’aventurer à risquer son matériel en empruntant une route aussi dégradée que celle-ci. Finalement, les autorités communales ont pensé à nous », ajoute un autre habitant qui a parcouru plus de trois kilomètres à pied pour arriver sur la RN25 et attendre un bus ou un fourgon de Maâmar. Les travaux ont été lancés depuis près de quinze jours. Au regard des opérations engagées à ce niveau, cette route deviendra dans quelques semaines non seulement d’un accès praticable pour les habitants de la localité, mais aussi un raccourci pour ceux qui veulent aller vers Tizi Ghennif en venant de Tizi Ouzou. Effectivement, elle réduira de moitié le trajet entre la RN 25 et le RN68 pour aller à Tizi Ghennif ou encore aux Issers. « Au lieu de faire plus de quinze kilomètres en plus, il suffit de passer par Azru n’Tamarth et atteindre en dix minutes au maximum le chemin intercommunal qui mène à Sanana, puis à Tiquenterth n’Chachith », dit ce chauffeur de taxi qui assure la liaison entre Tizi Ghennif et Tizi Ouzou. Indubitablement, il y a lieu de souligner que le réseau routier au niveau de la commune de Draâ El Mizan est tout de même pris en charge en attendant d’autres opérations au profit des autres villages tel le revêtement de la route allant du CW4 vers Henia ou encore l’inscription de la piste de moins d’un kilomètre vers Tala Maâmar.
Amar Ouramdane
