Des praticiens au service de chirurgie orthopédique et de traumatologie du CHU de Bab El Oued, ont procédé mercredi dernier, à la pose de prothèse de révision de reprise du genou, cette procédure était conduite par le Pr Rachid Benbakouche, assisté des docteurs Boumraoua et Kasdi, maîtres assistants au même CHU.
« Deux malades, âgés de plus de 60 ans, ont bénéficié d’une prothèse américaine de dernière génération placée à la place de l’ancienne prothèse usée par le temps », a affirmé le professeur.
Cette intervention chirurgicale, selon ces explications, est destinée aux cas de lésions arthrosiques graves du genou, qui auraient déjà bénéficié d’une chirurgie prothétique du genou depuis plus d’une dizaine d’années et qui ont abouti à un descellement de la prothèse, une cause d’invalidité majeure.
« Il s’agit d’une chirurgie lourde qui était jusque-là pourvoyeuse de transferts pour soins à l’étranger, ce type de chirurgie est très délicate et nécessite une technique anesthésiante sophistiquée », a-t-il expliqué. Le Dr Boumraoua a expliqué que : « seul le membre à opérer est anesthésié ». « Les malades seront debout dès demain et reprendront la marche sans appui (béquilles) dans 3 à 4 jours », a assuré le professeur Benbakouche. En ce qui concerne la prothèse américaine, de marque Zimmer, leader mondial des prothèses, elle permet aux malades d’acquérir la mobilité du genou immédiatement sans l’aide de béquilles. La durée de vie des prothèses est de 15 ans, le professeur a souligné « nous avons de la chance d’avoir en Algérie le représentant de la société Zimmer qui non seulement nous approvisionne en prothèses mais aussi nous accompagne dans la formation du corps médical ». En effet, la maîtrise de cette technique chirurgicale a nécessité des formations à l’étranger (Etats Unis, France, Espagne), a indiqué le Pr Benbakouche.
Les prothèses coûtent chers (pas moins de 250 mille DA), mais en comparaison aux prix à l’étranger « l’intervention coûtera dix fois plus », ont affirmé les docteurs Kasdi et Boumraoua.
Les mêmes praticiens ont rappelé que « la pression sera forte dans les années à plus, car les prothèses placées depuis 1978 arrivent à échéance et nécessitent donc une révision ». Près de 200 malades attendent une prothèse du genou, dont 50 pour une reprise du genou et 350 pour celle de la hanche et ce, uniquement pour le CHU de Bab El Oued
Lynda Louifi
