Eaux usées à ciel ouvert

Le déversement des eaux à provenance douteuse n’est pas rare dans les rues de la ville de Aïn El Hammam. Souvent, les travaux de remise en état du réseau ne sont pas aussi rapides que le commanderait l’urgence de la situation, vu les risques de maladies auxquelles sont exposés nos concitoyens.

Si à la rue Mourad-Didouche, les ouvriers ont entamé le débouchage des regards collecteurs, les rejets à ciel ouvert sur le boulevard du 1er-Novembre, pourtant très urgents, ne semblent pas attirer l’attention de l’APC.

Des eaux noirâtres et nauséabondes et surtout dangereuses pour les riverains coulent depuis des mois sur la chaussée de cette rue, où se trouvent de nombreux services qui drainent à longueur de journée un nombre important de citoyens.

En effet, c’est sur cette voie que se trouvent concentrées les administrations, tels les bureaux d’Algérie Poste, le tribunal, la recette des contributions et autres. Les usagers de ces nombreux services ne peuvent s’y rendre ou traverser la chaussée sans marcher dans cette eau, venue des habitations limitrophes. Les commerçants et les locataires des immeubles avoisinants se sont plaints à plusieurs reprises auprès du président de l’APC, « verbalement et par écrit ».

La dernière correspondance (dont une copie nous a été remise) portant la signature d’une trentaine de personnes, est datée du 16 juin dernier. Jusqu’à présent, aucun geste à même de résoudre le problème n’est venu apaiser l’inquiétude des riverains qui, en cette période de chaleur, craignent pour leur santé et surtout pour celle de leurs enfants qui ne peuvent éviter de sortir s’amuser devant chez eux.

Des nuées de moustiques, qui trouvent là un terrain favorable à leur prolifération, envahissent les maisons, dès la tombée de la nuit.

La commission d’hygiène devrait s’impliquer, surtout qu’en contrebas se trouve une fontaine publique où des centaines de citoyens, friands d’eau de source de qualité, s’approvisionnent régulièrement.

On n’ose imaginer l’ampleur de la catastrophe si des infiltrations venaient à atteindre la fontaine et la polluer, si ce n’est déjà fait. Par ailleurs, nous avons découvert que, cachée derrière ces bâtiments, l’eau stagnante d’une autre mare s’infiltre doucement depuis des lustres. Ce qui pourrait aggraver la situation.

Nacer B.