La pièce théâtrale “La mare ô chat” est la première production de la Maison de la culture de Béjaïa avec la participation de son atelier pédagogique d’art dramatique, le comité des fêtes de la wilaya et le TRB. Même si elle est une première du genre pour la Maison de la culture de Béjaïa, il n’en demeure pas moins que la générale de lundi soir a drainé bon nombre d’amateurs du quatrième art. Lesquels étaient venus pour découvrir le premier produit théâtral de la Maison de la culture dont la mise en scène revient à Mouhoub Latrache. Pendant presque une heure, les occupants des gradins sont transportés dans les secrets des mondes animal et végétal. D’un style humoristique, la pièce met en scène la lancinante problématique de l’eau, laquelle si elle venait à manquer serait catastrophique pour les deux mondes. La concentration du liquide précieux entre les pattes d’un chat a semé de profondes inquiétudes dans les deux mondes. Par là une rose qui demande à être arrosée avant de flétrir, par ci une tortue, un lapin, un poule et une grenouille criant leur soif. Ainsi, le message véhiculé par la pièce s’adresse aux jeunes autant qu’aux adultes, dont le nœud gordien de l’œuvre mise en scène est le danger que pourrait représenter le monopole et la pénurie de l’eau.
Les éléments de la troupe de l’atelier pédagogique d’art dramatique de la Maison de la culture de Béjaïa ont fait montre de professionnalisme tant sur le plan gestuel que textuel, avec la maîtrise de l’arabe dialectal utilisé et les quelques expressions en kabyle et en français.
Dalil Saïche
