La Crabes au creux de la vague

Les joueurs du MOB qui n’ont cessé de brandir la menace de quitter le club, depuis la reprise, si jamais le président Lakelak ne les paye pas dans les délais prévus, ont fini par mettre à exécution leur menace, avant-hier en quittant le lieu du regroupement à Chréa où l’équipe était entrée en stage de préparation depuis une dizaine de jours.

Le boss des Crabes qui, jusque-là, a réussi à désamorcer les différentes crises par des promesses à répétition, à chaque fois qu’il y avait un mouvement de révolte des joueurs, s’était montré impuissant, cette fois-ci, devant des joueurs prêts à tout pour mettre fin à ce triste scénario qui n’a que trop duré.

Cinq autres joueurs viennent eux aussi de quitter le club : Zerrouk, Besseghir, Rouaghia, Rahem et Boukemacha, ont « arraché » leur lettre de libération, après avoir expliqué au président, lors d’une réunion houleuse, qui s’est tenue dans la nuit du lundi dernier à Chréa, qu’ils sont incapables de jouer pour le MOB après tout ce qu’ils ont vécu, affirme notre source. Pour eux, les relations de travail se sont détériorées au point où seule une séparation est envisageable. Lakelak qui leur aurait remis leurs papiers sans vouloir faire d’histoires, alors qu’il pouvait bien les bloquer, se serait certainement rendu compte qu’il n’a plus intérêt à les garder tant qu’il lui est impossible de les régulariser. Vaut mieux donc pour lui, engager de nouveaux joueurs, qui eux, pourraient se montrer plus patients et gagner un peu plus de temps. Ce qui n’est pourtant pas évident, le départ de Boulainceur en est la meilleure preuve. Avant lui, Fatahine, Keraguel et Rouane ont eux aussi refusé de signer pour le MOB tant qu’ils n’avaient pas perçus de liquidité.

A présent, les choses se sont compliquées davantages au sein du club le plus populaire de Béjaia.

A moins de trois semaines du coup d’envoi de l’exercice 2007/2008, aucune nouvelle recrue n’a été encore engagée. Les cadres de l’équipe qui étaient sous contrat, que l’on croyait partis d’office, se sont finalement libérés. Donc, c’est l’incertitude totale qui règne au sein du club.

Le constat est amer, le lendemain, meilleur que promettait Lakelak à chaque fois qu’il est interpellé par les supporters, n’a toujours pas vu le jour. L’on se demande d’ailleurs, s’il verra réellement le jour.

Mourad Ouerdi qui devait prendre les destinées techniques des Vert et Noir, avant de claquer la porte, avant même l’entame de ses nouvelles fonctions refusant par là « de cautionner une situation et une politique vouées à l’échec » a-t-il expliqué. Ouerdi avait donc peut-être senti « le mauvais coup ».

Les choses au MOB vont de mal en pis, il est temps que toutes les parties concernées réagissent pour sauver ce partrimoine.

Amine Kaci