Simples visiteurs, anciens maquisards ou enfants de martyrs de la Révolution sont venus des quatre coins du pays. Comparativement à l’année dernières, l’evènement a cependant été marqué par moins de délégations et, hormis la famille révolutionnaire et des responsables de la wilaya de Béjaïa, on aura noté l’absence, encore une fois, des officiels. La matinée de cette journée commémorative sera réservée aux classiques dépôts de gerbes de fleurs et levée des couleurs. Ceci, alors que la commune d’Ouzellaguen a vécu au rythme de plusieurs manifestations commémoratives organisées par des associations, de l’APC et de partis politiques. Or de ces derniers, les délégations du Front des forces socialistes ont, de nouveau, imposé leurs troupes arrivées en trombe à Ifri, sur l’esplanade du monument. Une occasion qu’a saisi le parti d’Aït Ahmed pour ressasser ses différends avec la politique en place à travers les interventions de ses militants venus entre autres de Ghardaïa et de Tiaret, et de son secrétaire notamment, M. Tabou, qui a tonné que » la commémoration du congrès de la Soummam n’est pas un folklore, un simple rappel comme le veulent les officiels, mais une évocation, un cri qui fait trembler les dirigeants. » Nombreuses questions, aussi, liées à l’actualité politique ont été soulevées par l’orateur dont les récentes déclarations du ministre de l’Interieur et des Collectivités locales, Zerhouni, la vague d’incendies qui ravage la Kabylie et la condamnation à perpétuité du jeune Mahamed Baba Nedjar, militant du FFS de Ghardaïa, pour un assassinat qu’il n’aurait pas commis. La politique de la réconciliation nationale, d’autre part, n’a pas échappé à la critique de M. Tabou qui (re) propose en contrepartie « une commission d’enquête internationale ». La cerise sur le gâteau sera l’annonce de l’arrivée de Hocine Aït Ahmed, samedi prochain, pour la tenue du quatrième congrès du parti. Une arrivée qui » mettra fin à certains commérages qui se colportent dans une certaine presse et faisant état d’une éventuelle nomination de M. Hamrouche à la présidence du parti « , quoique l’ancien chef du gouvernement » reste un ami aux idées proches du FFS »
Alors la route du Congrès connaissait l’arrivée et le départ des pèlerins dans d’interminables cortèges colorés, beaucoup d’habitants de la localité ont vaqué à leurs occupations quotidiennes, ou regardé les visiteurs d’un oeil indifférent, ou à peine curieux.
S. A. B.
