La mosquée sans imam

A quelques jours du mois de Ramadhan, aucun imam n’est affecté pour officier dans la mosquée du village agricole de Adila dans la commune de Tizi Ghennif, sur la RN 68, route d’Alger par les Issers. En effet, cette situation pénalisée beaucoup les fidèles. Car, faudra-t-il le dire, les gens qui viennent prier sont incommodés par l’absence d’un imam pouvant diriger ce rite.

« On ne peut pas accomplir ce rite sans la présence d’un imam qualifié. Et n’oubliez pas qu’aujourd’hui, tout le monde se proclame comme tel. Il faudrait que la Direction des affaires religieuses affecte un responsable pour cette mosquée avant le mois sacré », dira un fidèle qui ne veut aucunement se rendre dans cette mosquée a priori en étant dirigé par n’importe quelle personne. Nous avons appris que l’imam qui a officié dans ce lieu de culte avait bénéficié d’un détachement. Il s’agit de l’imam Cheikh Ali Naili. « J’ai pris en charge cette mosquée durant quatorze ans. En dépit de toutes les difficultés du début, j’ai pu m’adapter au milieu. D’ailleurs, j’ai répondu à toutes les sollicitations des fidèles et des citoyens. Comme dans toutes les mosquées du pays, j’étais chargé de la collecte de la zakat. Combien de fois ai-je organisé des concours au profit des jeunes qui ont appris le coran ? Maintenant, je suis appelé à une autre mission, mais je souhaite que ce lieu de culte soit sauvegardé de toutes luttes », nous a répondu ce dernier que nous avons sollicité pour connaître les motivations de cette mutation. Quant aux fidèles, ils craignent que durant le Ramadhan prochain, ils ne soient privés notamment de la prière des « taraouih ». « Nous lançons un dernier appel aux responsables du culte afin de désigner le plus tôt possible un imam. C’est une condition sine qua non pour le fonctionnement normal de toute mosquée », a conclu un hadji qui nous a confié que depuis le départ de l’ancien imam, il se rend tous les vendredis jusqu’à Boufhama et parfois jusqu’à Chabet El Ameur pour accomplir sa prière.

Amar Ouramdane