l Ce n’est pas encore le mois de septembre mais les prémices de la rentrée scolaire sont déjà là, d’après l’agitation des commerçants, des parents et des futurs élèves.
Cependant, les lieux qui donnent la preuve formelle de l’imminence de la rentrée, sont bel et bien les guichets de l’état civil. Là les files interminables d’écoliers, collégiens, lycéens et universitaires, donnent le vertige. Se faire établir un document d’état civil n’est pas une mince affaire, nécessitant toutes les gymnastiques.
Ces guichets sont prix d’assaut dès les premières lueurs du matin, avant même l’ouverture des bureaux, les listes sont déjà établies. Et tant pis pour ceux qui préfèrent la grasse matinée. Car pour ces retartadaires, la mission est quasi impossible, sauf miracle. La question qui se pose et s’impose est pourquoi les gens attendent la dernière semaine pour affluer en nombre incalculable vers les guichets. Certes, les fêtes occupent la plupart du temps de ces personnes pendant les mois de juillet et août, mais il y a tout de même toujours un moment de libre.
Un agent de guichet se demande pourquoi on exige chaque année un extrait de naissance pour les élèves dans le même palier. C’est en effet une question qui mérite d’être posée et si les guichets de l’état civil de la commune de boghni sont beaucoup plus assiégés que ceux des communes de Mechtras, Assi Youcef et Bounouh, c’est parce que la majorité de ces élèves sont nés à Boghni et que la plupart du temps, on exige d’eux des documents établis à partir du registre par la commune de naissance.
S. Amrane
