Omar Moufek, un chanteur, un poète…

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Certes, l’album de Omar Moufek, édité il y a quelques jours, n’a pas fait ce qu’on peut appelé un tabac, mais pour une première ça n’a pas été si mal. Il est vrai que le chanteur excelle dans l’interprétation des sujets qui, dit-il, lui touchent le cœur. Ceux qui l’ont écouté, l’ont en tous cas apprécié.

L’amour, les malheurs de la vie, JSK, sont entre autres les thèmes abordés par Moufek dans sa K7 composée de six (6) titres. Six titres dont l’artiste a lui, même composé les paroles et les musiques. C’est dans le chaâbi pur qu’il décrit ses souffrances et ses chagrins d’enfance. “C’est un style que j’ai toujours apprécié. Je suis un adepte du chaâbi. Et puis le chaâbi est celui qui va bien avec les thèmes interprètes. On ne peut quand même pas chanter ses souffrances, la misère dans un style de fête !”, nous a expliqué le chanteur, que nous rencontré il y a quelques jours.

Agé de 28 ans, l’enfant de Fréha dit avoir encore plusieurs dizaines d’autres chansons, prêtes à être publiées. Il préfère, toutefois attendre encore quelques temps avant de lancer son second album.

Pourtant, Omar Moufek n’est pas de ceux qui ont des aptitudes innées pour la musique et la chanson. “J’ai commencé à chanter à l’âge de 20 ans, avant, je ne savais même pas manier une guitare” reconnaît- il, en poursuivant “mais, j’ai toujours eu une oreille musicale”. Ses idoles sont Aït Menguelet, Matoub, Zedek, Chérif Hamani… C’est de leurs chansons qu’il s’inspire. Il a la même approche de sujets. Par lui, le texte est aussi important que la musique. Ceux qui l’ont écouté l’apprécient déjà pour sa poésie. Moufek estime que ce n’est qu’un début, sa carrière ne vient en fait que commencer. Il est promis en somme à un avenir radieux. La chanson kabyle ne peut qu’en profiter pour s’enrichir davantage.

M. O. B.

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