Circoncision collective compromise

La rituelle campagne de circoncision collective organisée à la veille de chaque 27e jour du mois de ramadhan n’a pas été menée cette année à terme comme ce fût le cas durant les années précédentes. En effet, la procédure a été entamée au temps opportun par les services de la commune de Bechloul en inscrivant 11 garçons issus d’un milieu défavorisés. En collaboration donc avec les services de la Direction de l’action sociale de la wilaya (DAS) qui devait chapeauter cette action, ces élus locaux qui ont réceptionné au départ de la part de cet organisme la tenue vestimentaire que porteront ces enfants pour cette occasion, n’ont pas pris attache avec le chirurgien, laissant le soin à la DAS de poursuivre la prise en charge de l’activité. Au jour J, les parents des enfants à circoncire se sont présentés au siège de l’APC. Les responsables communaux ont alors appelé le service concerné qui leur indiquera le moment et le lieu où se déroulera cette opération. Mais quelle ne fût leur surprise en apprenant que la DAS ne prendra pas en charge la suite de l’action. Et pour ne pas décevoir ces enfants ainsi que leurs parents respectifs, ces élus ont tenté de prendre rendez-vous chez des spécialistes, mais en vain. Aucun chirurgien n’était disponible ce jour-là. Seul l’hôpital de M’chedallah a accepté de prendre en charge uniquement trois enfants, chose que les élus ont catégoriquement rejetée. Quant à celui de Bouira, l’un des élus nous apprend que ses responsables ont été à cette occasion aux abonnés absents. Devant cet état de fait et en dépit de la cherté du prix de l’opération, certains parents se sont déplacés avec leurs propres moyens vers Bouira pour circoncire leurs enfants. Quant à ces responsables qui ne nous ont pas caché leur déception devant cette situation regrettent ce couac auquel ils ne s’attendaient pas.

M. Smail