La course aux prochaines joutes électorales s’annonce rude dans la commune de Seddouk pour les trois partis politiques en lice. Chacun tente tant bien que mal de mobiliser ses troupes. Des réunions informelles se succèdent.
Le travail de proximité engagé pour sensibiliser un électorat qui ne croit plus aux promesses électorales restées souvent non satisfaites restent en deçà des attentes des citoyens qui promettent cette fois-ci de voter objectivement pour des d’hommes susceptibles d’œuvrer pour améliorer leur cadre de vie loin de toute idée partisane préétablie.
Le FFS, sous la houlette de Djamel Yalaoui, affûte ses armes pour revenir au trône perdu lors des élections partielles de novembre 2005.
Le parti du charismatique Aït Ahmed semble en pole position pour revenir à la gestion de la commune. Le RCD fait face à une division interne qui ne date pas d’aujourd’hui, où deux clans rivaux se disputent le contrôle de la section communale, allant jusqu’à dresser chacun sa liste.
Il a fallu l’arbitrage du Conseil national qui a tranché en faveur de la liste menée par Salim Amiri, une liste composée de jeunes de moins de 30 ans, nous dit-on. Ces jeunes loups croient toujours en leur chance d’émerger devant des adversaires de taille. « On ne change pas une équipe qui gagne », tel est le slogan repris par le FLN qui a renouvelé sa confiance au septuagénaire et président d’APC sortant, en l’occurrence Malek Bougheriou et à son colistier Khaled Mouhoubi, ce vieux infatigable qui, depuis 1991 a toujours figuré comme tête de liste FLN de toutes les élections municipales ayant eu lieu dans la commune de Seddouk où il est élu en solitaire à chaque fois, sauf en novembre 2005.
Pourra-t-il récidiver cette fois-ci devant ces concurrents, jeunes de surcroît ? Ce qui est surprenant pour cette joute électorale, c’est l’absence inattendue du parti RND et des indépendants.
L. Beddar
