l C’est pour la première fois depuis l’avènement du multipartisme que le Front des Forces socialistes d’Aït Ahmed est sur le starting-block des élections du 29 novembre dans la commune de Aïn Bessem, l’une des plus importantes de la wilaya de Bouira. Et cette présence ne semble pas répondre à des considérations de principe et de formalité. Non, le plus vieux parti d’opposition semble même bien parti pour prétendre grignoter quelques sièges dans une assemblée qui habituellement se partageait le duo FLN-RND. La carrure du pilote de la liste du FFS, Saïd Matari, 56 ans et enseignant de son état, inquiète même l’inamovible FLN. Il faut dire que le passage de l’homme à la tête de l’assemblée de la commune de 80 à 85, avait laissé une bonne impression sur une population qui aspire à changer les têtes de ses élus. En plus de cette popularité dont il jouit, Saïd Matari a une certaine maîtrise de la gestion de la chose communale. A souligner aussi que ce candidat ne semble pas avoir jeté son dévolu sur le FFS pour des motivations opportunistes, puisqu’il avait toute latitude d’aller voir ailleurs. Selon Saïd Matari, l’objectif est surtout « de construire le parti à Aïn Bessem, et ce quelle que soit la sanction des urnes ».
T. O. A.
