Le FFS livre la guerre au … FFS

Ils se faisaient, alors, un point d’honneur à garder secret jusqu’au moindre petit accroc entre les militants. De là à se déclarer, ouvertement, contre un des leurs, désigné, de surcroît, par leur direction, il y a un pas que les militants n’auraient jamais franchi.

Autres temps, autres mœurs. Le conflit qui oppose, actuellement, les militants de la commune d’Ait Yahia, nous pousse à penser que le mal est profond, chez le plus vieux parti d’opposition. Ce conflit (que certains militants préfèrent appeler divergence d’opinions) a débuté lorsque, faute de consensus, les militants avaient confectionné trois listes de candidatures pour briguer le mandat aux municipales. « Dans un souci d’équité », le conseil national, avait mandaté un militant, qui devait recueillir les dossiers et les transmettre à qui de droit pour choisir celui qui serait en mesure de représenter le parti aux prochaines échéances. « Là, s’arrêtait ma mission », nous dit l’émissaire avec lequel nous avons pris attache. En apprenant que le choix s’est porté sur Mourad Aït Hamadouche, les postulants des trois listes rejetées, depuis, sont montés au créneau et, s’estiment spoliés dans leurs droits et crient, en chœur, au scandale. D’après ceux que nous avons écoutés au siège du FFS, la liste retenue par le conseil national aurait dû leur être soumise pour approbation, par l’émissaire, avant qu’elle ne soit déposée à la DRAG de Tizi Ouzou. Ce que réfute celui-ci avant de préciser qu’il n’a de « compte à rendre qu’à la fédération ». Par ailleurs, les opposants refusent »la tête de liste » de leur parti pour diverses raisons, entre autres, qu’il leur aurait été « parachuté d’en haut » disent-ils. Quant à Mourad Ait Hamadouche, il se défend de s’être imposé à cette place bien qu’il en ait le droit en tant que militant. Il précise que c’est le conseil national qui l’aurait contacté pour mettre un terme au désaccord qui avait surgi entre les candidats des trois autres listes. Il ajoute que s’il a été choisi « malgré la campagne de dénigrement dont je suis victime, c’est parce que le conseil national me juge apte à gérer convenablement les affaires de la commune et à représenter dignement le parti ». Pour le moment les protagonistes s’observent en chiens de faïence. Le siège du FFS est toujours occupé par les mécontents.

Mourad n’a pas jugé utile, « pour le moment », de les en déloger car même s’il affirment être les représentants légitimes de la base, leur adversaire, par contre, exhibe un document officiel, faisant de lui l’unique représentant du parti d’Aït Ahmed à Aït Yahia. Il a préféré louer un garage pour en faire son QG de campagne. Avec toute cette agitation, la campagne du parti d’Aït Yahia, s’annonce très chaude.

Nacer B.