Choix de terrain pour une salle polyvalente

Comme tout ailleurs, à Aït Yahia Moussa, le manque d’infrastructures sportives est flagrant. Depuis son érection au statut de municipalité en 1971, rappelons-le par décret présidentiel, seul un terrain de football dépourvu de gradins y a été réalisé. Alors que dans les villages le manque est visible, il y a eu des ébauches de réalisation d’aires de jeu. Cependant, celles-ci sont soit vétustes, soit impraticables en raison du manque de leur entretien. Dernièrement, une source proche de l’APC nous a appris qu’un projet de réalisation d’une salle polyvalente était à l’ordre du jour au chef-lieu.

« Le choix du terrain a été fait sur la route menant à Ighil El Vir », nous a dit d’autre part, notre source. Et de préciser : « Le PV du choix du terrain a été envoyé à la DJS. En principe, ce projet sera inscrit car il ne manquait que ce document ». La concrétisation d’un tel projet dans une région aussi déshéritée permettra sans doute à l’émergence d’athlètes qui n’ont pas eu la chance d’exploiter leurs capacités. « Nombreux sont ceux qui ont suivi des entraînements ailleurs, mais ils ont fini par abandonner en raison de l’éloignement ou encore du manque de moyens », a ajouté notre source. Bien que des sections de karaté do ou encore d’autres disciplines aient été abritées par la Maison de jeunes, les créneaux horaires ne permettaient pas à tous de pratiquer leur sport favori. Il est donc attendu de l’assemblée qui sera élue prochainement, de se pencher sur le lancement de cette infrastructure sportive qui manque énormément aux jeunes d’Aït Yahia Moussa. « On aimerait bien que les élus s’occupent plus de nous. Ils basent leurs discours sur le volet social. Quant à la jeunesse, elle a été de tout temps oubliée dans leurs programmes », nous a déclaré un jeune qui semble ne pas s’intéresser aux élections. Effectivement, dans cette commune, à l’exception de l’équipe de football à qui on accorde un peu d’intérêt, rien d’autre n’est offert. A titre d’exemple, on peut citer qu’il n’existe qu’un seul foyer de jeunes, à Tafoughalt réalisé dans le cadre du plan quinquennal (87/94) et qui n’est pas encore opérationnel en raison de statut. En somme, rien n’est encore trop tard, il faudrait penser au moyen de mettre à la disposition de toute cette jeunesse des infrastructures sportives et culturelles, afin de canaliser leurs compétences.

Amar Ouramdane