Délinquance et insécurité aux alentours des lycées

Depuis la rentrée scolaire, les délinquants et autres adolescents désœuvrés rodent à proximité des lycées comme des mouches autour d’un pot de miel. Cette situation a fini par prendre l’aspect d’un véritable fléau qui a tendance à se banaliser à l’image des autres maux sociaux sans que personne ne se sente concerné par le calvaire vécu par les jeunes lycéennes et mêmes les enseignantes. Ces délinquants que l’absence de réaction tant des services de sécurité, des responsables de ces établissements scolaires et des parents d’élèves et de la société civile en général a encouragé à aller plus loin dans leurs mauvais comportements, leurs agressivités les amènent bien souvent à s’attaquer à l’intégrité physique des lycéennes en plus des obscénités et toutes sortes de provocations. Il est fréquent que des agressions physiques soient enregistrées envers ces étudiantes qui n’ont d’autres alternatives qu’encaisser et baisser la tête en pressant le pas. Elles se sentent en sécurité qu’une fois le portail de l’établissement franchi. Combien de fois ces filles ont échappé aux agressions que grâce à l’intervention de leurs camarades garçons qui engagent souvent des batailles rangées contre ces bandes de voyous qui écument l’itinéraire qu’elles empruntent. Le même scénario reprend l’après-midi à tel point que ces malheureuses se rendent aux lycées la peur au ventre et les entrailles serrées par l’angoisse. Personne ne peut prétendre ignorer cet état de fait qui se reproduit chaque jour au niveau de tous les lycées sans exception, et personne n’a daigné levé le petit doigt pour mettre fin aux calvaires des lycéennes.

Chacun se fait bonne conscience pour tourner le dos à ce fléau en trouvant des arguments : les responsables des lycées se disent tant que cela se passe à l’extérieur de l’établissement, ils ne sont pas concernés. Et tant qu’il n’y y pas dépôt de plainte, les services de sécurité ne sont pas tenus d’intervenir. Du côté des parents, chacun attend à ce que ce soit l’autre qui réagisse, la majorité du reste de la société civile qui est concernée au même titre que ceux énumérés. Aucune des associations des comités ou même des syndicats qui se pressent devant ces lycées en cherchant la meilleure place pour se faire remarquer à l’occasion de la visite d’une haute autorité n’a jugé nécessaire de s’ingérer et mettre le holà. Bien entendu, dans ce cas de figure le zèle et la surdose de courage qu’on met pour défendre une position sociale ou un intérêt personnel disparaissent comme par enchantement et comment en serait-il autrement quand il n’y a rien à gagner, sinon juste un peu de civisme et de devoir citoyens à honorer. Combien de parents ont retiré leurs filles de ces lycées à cause des faits relatés ? D’autres font tout un parcours de combattant pour les transférer vers d’autres établissements dont ils jugent les alentours moins pollués par ces marginaux. Est-il possible de passer par cette solution facile qui consiste à faire de sa fille une analphabète en interrompant brutalement son cursus scolaire au lieu d’y faire face et combattre ce fléau ?

Oulaid Soualah