Les travailleurs de l’école des jeunes aveugles de Boukhalfa laquelle est située à quelques kilomètres de la ville de Tizi-Ouzou, ont enclenchée un mouvement de grève depuis samedi dernier pour dénoncer la situation jugée mauvaise qui prévaut dans leur établissement. Au troisième jour de grève, la colère des travailleurs ainsi que leur mobilisation restaient intacte. Certains travailleurs rencontrés, ont dénoncée des actes en violation de la réglementation-selon eux en vue de tenter de briser leur mouvement de grève : « Les responsables ont fermé les portes de l’établissement devant les travailleurs et l’on a fait appel à d’autres employés des autres structures de la DAS, pour leur confier la gestion des tâches de l’établissement à l’exemple de la cuisine. Cela est contraire à la réglementation et constitue un risque pour les élèves » nous a déclaré un gréviste et un autre d’enchaîner : « Quatre travailleurs contractuels en exercice dans notre école depuis 14 ans ont reçu ce matin (lundi) des décisions de licenciement, pour avoir été solidaire des autres travailleurs ».
A travers une déclaration rendu publique, l’Union locale de l’UGTA de Tizi-Ouzou, a dénoncé les agissements des responsables de cette école et a réitéré son solution indéfectible aux travailleurs. En plus du directeur de l’école des travailleurs ont dénoncé le DAS de Tizi-Ouzou. « Nous tenons à dénoncer le comportement irrespectueux et irresponsable du directeur de l’action sociale de la wilaya de Tizi-Ouzou à l’égard de l’instance de l’UGTA au moment où ces dernières voulaient trouver une solution à ce problème, avant même que la grève décidée à l’unanimité par les travailleurs ne soit enclenchée. Mieux ce directeur non content de faire preuve d’un zèle qui atteste de son incapacité à prendre en charge les problèmes qui lui sont soumis, a même renié les engagements qu’il avait pris avec les membres de la section syndicale, relatifs au départ du directeur de l’établissement » peut-on lire dans la déclaration de l’union locale de Tizi-Ouzou.
Et d’avertir : « Devant de tels comportement, nous ne pouvons nous taire et rester passifs. Encore moins accepter le diktat de deux directeurs qui assumeront seuls l’éventuelle dégradation de la situation de l’établissement ».
Les travailleurs ont fait appel au wali de Tizi-Ouzou ainsi qu’au ministère de ce secteur afin d’intervenir et délivrer l’établissement de cette crise qui perdure.
Mourad Hammami
