La campagne électorale tire déjà à sa fin sans qu’elle n’ait atteint vraiment les sommets à Fréha. C’est partout un manque d’effervescence populaire, presque l’indifférence. Pourtant, les candidats des différents partis en lice ont fait de leurs mieux pour animer la situation. Il s’avère en somme que ces derniers se sont donnés de vaines peines en multipliant les sorties et les rencontres de proximité avec une population qui n’a en fait pas bronché. Ces candidats méritent, il faut le dire, toutes les renconnaissances en continuant malgré tout à sillonner les villages de la commune car l’indifférence affichée par la population est telle qu’elle peut décourager les plus patients et ils doivent se dire bien des choses lorsque même les cafés maures, aussi petits soient-ils, et devenus par la force des choses les lieux de prédilection pour les rencontres de proximité, ne font pas le plein. Les cellules locales de ces partis ont beau faire en invitant leurs députés à participer à cette campagne, le résultat est le même. En somme, les candidats avaient dû opter complètement pour le porte-à-porte comme stratégie de campagne.
Peut-être qu’avec cette stratégie, ils se feront entendre : En fait, en privilégiant ces rencontres de proximité ils n’auront touché que leur propres militants ou sympathisants mais cette « catégorie » est en voie de disparition dans l’échiquier politique local. En effet, les quatre antagonistes pour les prochaines élections ne doivent compter que sur leur habituel électorat pour espérer une victoire le 29 novembre une date qui devrait être ajouté à celle du 17 mai passé devenue historique en matière d’abstentions. On ne doit pas être en fait surpris si le taux de participation aux prochaines élections ne dépasse pas le seuil de 17% enregistré lors des dernières législatives. Il est cependant permis d’espérer que ce chiffre connaîtra une petite hausse car il est bien établi que les élections, notamment municipales, attirent un nombre supplémentaires de votants, des votants issus souvent de la famille, du village ou des connaissances de l’un ou l’autre candidats.
Fréha, connaîtra par exemple la participation particulière des villages de sa région sud, cela dans la mesure où c’est pour la première fois qu’un candidat issu de cette région postule pour le poste de maire. Il s’agit de M. Tahar Meghezi, la « tête de liste » FLN.
Il se trouve en effet « bien placé » pour les villages Imzizou, Kahra, Gendoul, Nezla lesquels constituent le versant sud de la municipalité et qui, nous dit-on, seront mobilisés pour faire accéder ce candidat à la tête de leur APC.
Pour plus d’un, en effet, le FLN a un bon coup à jouer pour déclasser pour la première fois les autres partis, eux qui ne peuvent compter que sur leurs habituels électorats, des électorats basés spécialement dans la région nord de la commune que le RCD, le FFS et le RND doivent cette fois-ci se partager, dans la mesure où l’on part du principe que lors des élections municipales, on vote beaucoup plus pour des personnes que pour autres choses.
Les têtes de listes de ces trois partis sont issus justement de cette région.
La participation probable de ce versant sud constituera en fait la seule différence de ces élections à Fréha, une commune qui a de tout temps tourné le dos au vote.
M. O. B.
