Dans son allocution d’ouverture, Zaim Bensaci, président du CNC/PME, fera savoir que ce conseil, quatre ans après sa mise en place, a pu faire, « malgré les contraintes interne et les facteurs exogènes, preuve d’une activité et d’une vitalité… Et aussi élever le niveau de sa contribution aux débats qui agitent la scène économique nationale ». Et d’ajouter également le rôle que peut effectivement jouer la PME dans la promotion du développement local et d’un développement national équilibré. Plus clair, M. Bensaci dira que la promotion de la PME concerne aussi bien la création d’entreprise que l’accompagnement de celles déjà existantes dans leurs efforts de modernisation de leur outil de production, de leur management et d’ouverture sur les marchés extérieurs.
Les perspectives de création de la zone de libre-échange avec l’UE avec la suppression des barrières tarifaires et de l’adhésion de l’Algérie à l’OMC met en effet, selon le président du CNC, les PME face à des défis, dont, a-t-il estimé « nous voulons pour notre part, faire de ces échéances une opportunité pour que les pouvoirs publics mettent en œuvre les mesures de soutien dont la PME a besoin afin qu’elle puisse mener à bien le processus de sa mise à niveau, d’amélioration de ses performances et de sa compétitivité internationale ». Il a par ailleurs présenté les grands axes du plan d’action pour 2008. Il s’agit, primo, de renforcer l’organisation de la PME et de promouvoir la concertation, secondo, d’accompagnement du processus de mise à niveau de l’entreprise et enfin la sauvegarde des capacités de production de la PME en difficulté. En marge de cette rencontre, le ministre a abordé le sujet du financement des PME. Ce dernier constitue un frein pour la promotion des petites et moyennes entreprises. A ce sujet, Benbada fera savoir qu’ « il n’est pas question de créer des banques PME ». Cette révision du mode de fonctionnement du CNC /PME, pour conclure, « risque d’après son président de devenir un observatoire ».
Nabila B.
