Les collégiens attendent l’informatique

Depuis l’entame de la réforme du système éducatif qui a touché tous les paliers, la nouvelle approche dite « enseignement pas projets » dans toutes les matières attend de l’élève une part de recherche importante.

Si dans les villes telle Draâ El Mizan ou Draâ Ben Khedda, même à défaut de clubs Internet dans les établissements de l’enseignement moyen, les collégiens se débrouillent à aller enrichir leurs connaissances dans les cybercafé ; Aït Yahia Moussa, les élèves notamment des villages de Tafoughalt ou encore de Tachtiouine où existent deux collèges n’ont pas cette chance. Un élève de 4e AM nous a avoué qu’il est obligé de se déplacer jusqu’à Draâ Ben Khedda, à plus de vingt cinq kilomètres de son village pour faire une petite recherche sur le « séisme ».

Certes, le ministère de l’Education nationale a insisté dans ses interventions sur l’obligation de se connecter au réseau, mais pour le moment cette technologie n’est pas encore entre les mains de tous. Pour le moment, les collégiens recourent, pour ceux qui disposent chez eux d’un micro-ordinateur, à l’utilisation de l’encarta. « J’ai fait des sacrifices énormes pour acheter un micro-ordinateur à mes enfants? Quant à la connexion au réseau Internet, il dépasse de loin mon salaire », nous a répondu un parent d’élève de Tafoughalt. Selon une source proche du CEM Chahid Rabah Meddour de Tafoughalt, « la connexion est faite. Peut-être que l’année prochaine, l’établissement sera doté d’un club informatique ». De nombreux établissements attendent cette dotation. Nous avons appris aussi que 350 établissements du primaire seront prochainement dotés de micro-ordinateur, d’imprimantes et d’onduleurs. L’heure est à cette nouvelle technologie. Que chacun fasse un effort pour sa généralisation.

Amar Ouramdane