«Ecrire c’est parler plus que le vent»

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La Dépêche de Kabylie : Comment êtes-vous venu à la littérature ?Rabah Hamoumat : L’écriture a toujours eu un très grand espace dans ma vie. Lorsque j’étais lycéen, l’écriture journalistique me tenait à cœur. D’ailleurs, j’ai signé des papiers dans la presse. Par la suite, d’autres dimensions de mots me passent par la tête. Et voilà, je suis en littérature.

Parlez-nous de votre premier roman…L’odeur du voile est un court roman que je viens de publier chez Publibook à Paris. C’est un texte qui parle de nombre de choses comme l’amour et le conflit des générations. D’une part, celle qui aspire aux horizons les plus lointains et celle qui tient le monopole pour sauvegarder l’archaïsme et les ténèbres. J’ai mis en exergue la quête de la liberté.

Vous songez adapter cette œuvre au cinéma ?Oui, je compte le faire incessamment. D’ailleurs, je suis en contact avec le producteur et réalisateur Raimbow films sis à Paris. Je souhaite voir mon roman en images.

Qui sont les écrivains qui vous influencent ?Tant d’écrivains entre autres Boris Pasternak avec son roman «Le docteur Jivago», Molière, Stendhal, Maupassant et Mamri. Je ne peux pas les citer tous.

Pourquoi écrivez-vous ?Ecrire c’est parler plus fort que le vent. je tente d’exprimer ce qui a de plus profond en moi. Une manière de parler un tant soit peu pour l’autre.

Que pensez-vous de la littérature algérienne actuelle ?Je pense qu’elle est en bonne voie. Beaucoup de jeunes talents font de très beaux textes. Cependant sur le terrain, on leur consacre peu d’encouragements. C’est vraiment malheureux. il faut mettre la chose culturelle là où elle mérite, c’est-à-dire très haut.

Y a-t-il une littérature de l’urgence ?La presse algérienne parle de ce thème que je ne comprends guère. A mon avis il y a la littérature tout court.

Que pensez-vous du monde de l’édition en Algérie ?Les librairies son vides (rire). L’Algérie fait partie des pays où peu de livres sont publiés. Les jeunes talents ont très peu de chance d’être édités même si leur travail est intéressant. Beaucoup de chemin est à parcourir. Notre édition est à ses premiers pas.

Quel est le dernier livre que vous avez lu ?Ces derniers temps je suis en voyage dans le temps. l’écriture classique comble mes instants. Actuellement, je viens de lire Le Rouge et le Noir de Stendhal.

Certains critiques pensent que votre roman est un hymne à la beauté. Que pensez-vous ?Ces mots me flattent. je pense qu’une œuvre artistique où l’amour est absent est une œuvre moins belle. Y a-t-il de plus beau ?

Quels sont vos projets ?D’abord, je vais promouvoir mon roman déjà publié, puis je l’adapterai au cinéma, et bien plus tard je vais éditer un recueil de nouvelles. un livre qui parlera à nombre de lecteurs.

Propos recueillis par Mohand Chérif Zirem

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