« Bientôt des systèmes de téléconférence et d’enseignement à distance »

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Le secteur de l’enseignement supérieur connaîtra prochainement une nouvelle dynamique notamment par l’amélioration des infrastructures et l’introduction de la communication par le Net. L’université d’Alger compte introduire les nouvelles technologies dans l’amélioration pédagogique et ce, par les téléconférences. L’annonce a été faite par le recteur de l’université d’Alger qui s’exprimait sur les ondes de la radio El Bahdja. « A partir du 15 janvier prochain, tous les instituts des universités d’Algérie seront dotées des systèmes de téléconférence et d’enseignements à distance », a révélé, hier, Tahar Hadjar, recteur de l’université d’Alger qui a rappelé à ce sujet les effets tant pédagogiques qu’économiques d’une telle démarche par laquelle l’université fera l’économie des frais de déplacements et gagne en accélération des prises de décision. les étudiants d’Alger et leurs parents suivront une soutenance en Italie de manière interactive.

L’invité du débat interrogé sur les projets à réaliser ou en cours de réalisation par le secteur, annoncera qu’il existe plusieurs projets d’infrastructure qui seront réceptionnés dans deux ans. Il citera pourexemple la construction d’une université à Sidi Abdellah, en cours de réalisation et qui comportera toutes les spécialités, une autre de commerce, management, marketing…Comme il s’agit aussi de nouvelles universités de médecine et de droit, la première sera implantée à proximité du ministère des Moudjahidine et l’autre à Saïd Hamdine. La nouveauté est que l’université de l’information sera, elle, réceptionnée pour la prochaine rentrée universitaire 2008-2009. Quant à la question sur l’ouverture d’universités étrangères en Algérie, M. Hadjar indiquera qu’il existe un projet de partenariat avec des universités étrangères françaises et anglaises. Dans le même sillage, il laissera entendre que l’université d’Alger produit 80% de la production scientifique.

Interrogé sur la post-graduation qui pose problème dans certains cas, l’intervenant dira que « c’est un bon signe et qu’il n’existe aucune loi qui interdit la vacation. Cela se fait selon les besoins des facultés. On préfère employer nos enseignants vu qu’ils ne seront pas susceptibles de nous causer un problème à l’avenir ». S’agissant du taux d’insertion des candidats du LMD au master, M. Hadjar dira ne pas avoir de précisions sur les chiffres mais notera que le niveau de réussite est en progression et d’ajouter : « Des mesures sont à prendre pour la réussite du LMD car en tant qu’institution, on est chargé de le réussir avec un budget spécial à travers des stages pratiques et qui verra la participation de tout le monde, particulièrement, des pouvoirs publics ».

Abordant la question de la grogne des étudiants et la grève prévue pour le 15 janvier prochain, le recteur de la faculté d’Alger, tout en précisant qu’elle a lieu deux fois par an et durant les vacances, celle-ci ne concernerait pas l’université d’Alger en expliquant que la grogne n’a rien à voir avec la privatisation de l’université, il précisera qu’il s’agit en fait de la gestion privée des œuvres sociales. Néanmoins, il dira que cela est possible d’investir mais dans un cadre bien spécifique.

Invité à s’expliquer sur la fermeture des bibliothèques au niveau des certaines universités, notamment, à Bouzaréah, M. Hadjar notera que dans l’organigramme des universités algériennes, il n’existe qu’une seule dans chaque institut et une enveloppe de 9 milliards de centimes est dégagée annuellement pour l’achat des livres et magazines.

Nacer Ould Mammar

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