Il y a quelques jours, nous réfléchissions à la meilleure façon de limiter les conséquences des différentes grèves que les enseignants ne manqueront pas d’observer tout au long de l’année » affirme un des membres d’une association de parents d’élèves lequel ne cache pas sa crainte de voir l’année scolaire réduite au minimum. Cette fois, le problème auquel personne ne s’attendait, vient des élèves eux-mêmes en effet leur mouvement risque de se retourner contre eux s’il venait à perdurer. D’aucuns pensent que le retard que peut générer cette grève risque de ne pas être rattrapé, vu l’étendue des programmes. Les lycéens quant à eux, s’entêtent à obtenir gain de cause qu’elles qu’en soient les conséquences.
C’est en tous cas l’impression que nous avons eu en discutant avec certains d’entre eux lundi dernier, les élèves du Nouveau lycée ont marché sur plus de deux kilomètre pour se rendre au lycée Mustapha Ben Boulais où le travail avait repris. Des discussions entre élèves, il ressort que les deux établissements de l’ex-Michelet sont décidés à inscrire leur mouvement dans la durée.
Les membres des APE, les proviseurs et les enseignants multiplient les contacts et les appels à la reprise. Ce que les lycéens conditionnent par « un geste concret du ministre qui doit publier officiellement, le nouveau programme allégé » disent-ils. Dans l’intérêt de tous, les différents protagonistes ne doivent pas attendre le pourrissement de la situation pour intervenir. Le bac avance à grands pas. Le temps n’est plus aux tergiversations car les risques de dérapages sont bien réels.
Nacer B.
