Les tourments d’une victime du terrorisme

Décidément, le calvaire des familles des victimes du terrorisme n’est pas prêt à connaître son épilogue et cela, en dépit des diverses assurances des responsables au plus haut de la pyramide d’état. En effet, la famille Athman de M’chedallah a subi l’un des premiers actes de la barbarie intégriste en 1995, en perdant le père de famille et l’un des deux garçons qu’elle compte, et continue à présent à braver les affres d’une misère insurmontable. Ainsi selon le fils survivant, et qui a en charge cette famille nombreuse, « l’on se sent tout bonnement abandonnés ». En effet, Djamel Athman, puisque c’est de lui qu’il s’agit, se trouve actuellement au chômage, et ce en dépit qu’il soit titulaire d’une licence en bibliothéconomie. Selon lui, sa famille qui n’a bénéficié d’aucune mesure de soutien, n’a pas trouvé en lui un idéal protecteur. Depuis sa sortie de l’université, le jeune Djamel n’a pour ainsi dire, bénéficié que d’un contrat de pré-emploi, suite de quoi il s’est retrouvé au chômage. Selon lui, toutes ses démarches et autres doléances qu’il a adressées aux autorités dont le wali de Bouira, et les différents ministères compétents, afin d’obtenir un job lui permettant de venir au secours de sa famille sont tombées à l’eau. Cet honorable citoyen qui, en dépit de la misère continue à lutter et d’entreprendre des démarches, espère trouver une oreille attentive auprès des responsables compétents, eux qui ne doivent pas oublier pour autant son statut de victime du terrorisme. Ce statut ne doit-il pas lui permettre au moins une vie décente, au moment où l’on apprend que des ex-terroristes bénéficient de plusieurs largesses de la part de ce même Etat qui les a combattu durant plusieurs années ?

Juba D.