Le mois prochain s’annonce chaud sur le plan social. Le débrayage national de la CSAFP, du 15 du mois en cours a été sans résultat. La contestation refait surface dans différents secteurs de la Fonction publique. La Coordination des syndicats autonomes de la Fonction publique (CSAFP) réitère son mot d’ordre de grève. Comme prévu, cette fois-ci, ce ne sera pas pour une journée, mais pour trois jours, soit les 24, 25 et 26 février telles sont les dates fixées pour un débrayage national.
Cette décision a été prise par les membres de la coordination qui se sont réunis avant-hier, samedi.
« Finalement on s’est entendu pour trois jours de grève nationale : les 24, 25 et 26 février », a déclaré, M. Meziane Meriane, porte-parole de la coordination. Un choix symbolique, selon lui. « Le choix de la date a été bien étudié », a-t-il précisé. La date du 24 n’est pas fortuite dans la mesure où, rappelle Meriane, elle marque la naissance de la lutte syndicale dans notre pays. Ainsi, les 12 syndicats autonomes composant la coordination ont opté encore une fois pour un débrayage national afin d’exprimer leur ras-le-bol.
Face à la sourde oreille des pouvoirs publics, ces syndicalistes se sont montrés déterminés à lancer leurs actions de grève.
« On s’attendait à l’ouverture d’un dialogue avec les pouvoirs publics, malheureusement, en vain », a déploré à cet effet M. Meriane. Les motifs de cette grève, faut-il rappeler ainsi que des autres actions de protestation qui pourraient suivre, selon le porte parole de la Coordination, ont trait à l’érosion et au laminage du pouvoir d’achat des Algériens en général et des fonctionnaires en particulier, et aussi qu’au déni d’existence des syndicats autonomes.
« Encore une fois, nous sommes contre la marginalisation des syndicats. Nous demandons par ailleurs leur participation dans l’élaboration des statuts particuliers de la Fonction publique», a relevé le coordinateur, avant d’ajouter avec fermeté : « Nous n’avons pas besoin de tuteur ».
Il a également abordé la nouvelle grille des salaires et son application qui est prévue pour le mois de février et dont l’élaboration du statut particulier de la Fonction publique n’est pas encore finalisée.
« Faut-il croire que tout est fait », s’est interrogé M. Meriane sur ce point. Par ailleurs, parmi les points étudiés lors de cette réunion, selon M. Meriane, le règlement intérieur et le respect de l’éthique syndicale.
Nabila Belbachir
