Vers une solution définitive !

Le quartier d’Agmoun, centre urbain de ce chef-lieu de daïra ainsi que d’autres localités avoisinantes tels que Amarat et Bouncer sont restés plusieurs semaines sans eau en cette période hivernale où seuls des puits privés et quelques fontaines publiques ont été à la rescousse des ménages harassés du manque fréquent en ce liquide vital. Et ce n’est pas l’eau qui manque dans les captages d’alimentation de ces quartiers comme celui de Oued Djemaâ et le réseau AEP Amizour Barbacha géré par l’EDEMEA mais les pannes techniques au niveau des stations de pompages qui y sont à l’origine.

Pour la dernière coupure qui a laissé les robinets à sec durant plus d’un mois. L’APC a eu recours à l’achat de deux pompes de refoulement, avec une aide financière attribuée par la wilaya pour remplacer celles défectueuses sur le réseau de Oued Djemaâ.

Même si l’on s’attend à la reprise de la distribution d’eau pour cette semaine, suite à ces réparations, il ne s’agit là que d’une solution partielle et urgente qui ne peut outre mesure mettre fin à ce calvaire chronique d’une manière définitive. Cet à cet effet que l’APC envisage des solutions néanmoins draconiennes pour assurer équitablement et en abondance de l’eau à toute la population de la commune. Un canevas d’actions à mener durant les cinq ans à venir est déjà élaboré et consiste en le recensement depuis de 40 sources d’eau sur le territoire de la commune avec une évaluation financière approximative nécessaire à l’exploitation de ces potentielles sources d’eau.

Le P/APC de la municipalité parle de projets à court et à moyen terme dont les besoins pécuniaires peuvent atteindre les 300 milliards pour le premier et les 900 milliards pour le second.

Dans la foulée de ce programme quinquennal, l’APC compte assurer de l’eau douce, en remplacement de celle distribuée actuellement, qui est de mauvaise qualité, et ce avec l’exploitation des ressources locales a débit efficace pour enfin songer à créer la régie communale des eaux, inexistante, et renflouer les caisses de la commune nécessaire à d’éventuelles réparations.

Aussi, un plan d’urgence qui coûtera une bagatelle d’un milliard et demi est envisagé pour réhabiliter les sources de Bouhamel, de celles de Boughiden, Aït Sidi Ali et Amarat avec la rénovation de la conduite d’eau Gamath et Afroun. Outre ce nouveau plan de rénovation du réseau AEP de la commune, un méga projet est déjà en cours d’étude et permettra d’alimenter plusieurs villages de la région d’Aït Ifsar depuis le captage de Bousselem. Il s’agit maintenant de convaincre les pouvoirs publics à mettre la main dans la poche pour assurer le financement nécessaire à la concrétisation et au règlement définitif du problème dont souffre quelque 20 milles âmes depuis des années. La réalisation de ce programme hydrique quinquennal permettra aussi de stopper une saignée d’argent qui part en fumée dans les réparations sans cesse de fuite d’eau sur des conduits archaïques ou de remplacement onéreux de pompes qui ne peuvent servir que quelques jours. Ainsi, la nouvelle équipe à la tête de la commune table sur le règlement définitif mais d’une manière progressive de ce manque d’eau qui hante la population de Barbacha pour atteindre un de ces objectifs primordiaux, car il s’agit tout de même d’une urgence vitale.

Nadir Touati