Les habitants ont adressé diverses requêtes et doléances aux différentes autorités locales et autres mais n’ont jusque-là pas eu à leur grande déception une oreille attentive. Ils considèrent ceci comme une forme d’exclusion sinon une partialité dans la répartition des projets inhérents au secteur de l’énergie. Ils se demandent pourquoi des communes limitrophes, à l’image d’El Asnam ou de Bechloul ont bénéficié du gaz lors des divers plans de développement pourtant la ligne du passage de la conduite de raccordement de gaz n’est éloignée que de huit kilomètres de certains habitations lesquelles n’ont toutefois pas bénéficié du projet. A bien regarder la dure vie quotidienne, la revendication reste légitime quand on voit les multiples tracasseries en matière d’approvisionnement à longueur d’année en matière de gaz butane pour un double usage, à savoir la cuisson et le chauffage. Les contraintes, sont non seulement pécuniaires : érosion du pouvoir d’achat mais aussi rareté de ce produit durant les périodes de grande consommation (période hivernale). Tout en gardant l’espoir qu’un jour leur vœu sera exaucé, les habitants de cette localité (de même que Ouled Rached d’ailleurs) qui avoisinerait les 20 000 habitants, continuent d’utiliser la méthode traditionnelle consistant en l’achat du bois et au servant également à la cuisson et au chauffage ; mais malheureusement non sans grands sacrifices financiers une benne de tracteur emplie de bois est actuellement facilement cédée par les bûcherons entre 3 000 et 3 500 DA. Sur le plan de l’environnement, les pertes en matière de ressources forestières générées par les différents feux de l’été s’accentuent actuellement par une coupe de bois continue, qui influe négativement sur ces ressources car la coupe aurait touchée même les arbrisseaux, ce qui influera à long terme sur le retard de la régénérescence de la forêt du reste fortement déboisée, voire dégarnie. Souhaitons que les prochaines opérations inscrites par le secteur toucheront ces localités, enclavées, lesquelles, pour l’instant, n’ont enregistré que 58% du taux de couverture en matière de gaz naturel.
Messaâd Kaci
