l Elles sont de plus en plus nombreuses les victimes de l’intoxication au monoxyde de carbone chaque saison hivernale. Toutes les campagnes de sensibilisation menées surtout par les médias pour prévenir ce genre d’accidents domestiques n’ont pas suffi à éviter de nouvelles tragédies liées à ce phénomène mortel.
Dans la circonscription de Maâtkas, on se souvient encore de ce jeune adolescent du village Aït Zaïm, à peine âgé de 15 ans, malheureusement décédé il y a de cela 2 ans suite à une forte inhalation fatale de ce gaz pendant qu’il prenait sa douche dans une salle non aérée en cette saison de l’année. En effet, c’est surtout le chauffage par le biais de la combustion du gaz butane (réchaud) qui est souvent à l’origine de drames familiaux. “Le chauffage à combustion dans une salle fermée est tout simplement une forme de suicide”, dira un père de famille qui s’est rabattu sur un autre moyen bien plus sûr, à savoir l’utilisation de radiateurs électriques, nonobstant la “salinité” de la facture qui en découlera. Ainsi, tout le monde ici à quasiment en mémoire les nombreuses victimes du monoxyde de carbone depuis des décennies. Que de victimes ! Il est aussi utile de rappeler que plusieurs cas ont échappé de justesse à une mort certaine n’était l’intervention de voisins. Plusieurs accidents de ce genre s’y sont déjà produits, mais heureusement sans faire de victimes.
C’est dire enfin que la vigilance devrait être plus accrue car ce gaz étant incolore et inodore, on ne s’aperçoit du danger que lorsqu’il est trop tard. L’utilisation du gaz butane doit se faire exclusivement dans les salles et autres pièces aérées. Gare donc à toute forme de complaisance inconsciente ou de laxisme !
Idir Lounès
