Tous ensemble en rangs dispersés

Sur l’ensemble des syndicats ayant appelé à une grève, à savoir le Snapap (Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique), le Cla (Conseil des lycées d’Algérie), le Cnapest (Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique), Satef (Syndicat autonome des travailleurs de l’Education et de la Formation), le SNTE (Syndicat national des travailleurs de l’Education), le SNPEPM (Syndicat national des professeurs d’enseignement paramédical), la CECA (Coordination des enseignants contractuels algériens), seul le Cnapest de Bouira semble avoir réussi ce débrayage.

En effet, selon Zoubir Messaoudi, coordinateur de wilaya, le taux de grève avoisine les 96%. C’est toutefois ce qui ressort du P-V de la réunion du conseil de wilaya, hier, aux alentours de 13h. Selon le porte-parole du Cnapest, hormis le lycée de Bouderbala où il a été enregistré un taux de grève de 20%, le reste des lycées est paralysé entre 70 et 100%.

Pour les établissements du moyen, le syndicaliste déclare un taux de grève avoisinant les 60%. Pour les établissements du primaire, la région Est enregistre un débrayage à 100%. Toutefois, ce n’est pas le même discours du côté de l’académie de Bouira.

Au niveau de la Direction de l’éducation, le secrétaire général de l’académie annonce pour sa part une grève qualifiée de très faible avec un taux de suivi de 22%. Concernant les autres syndicats, on ignore si leur appel collectif a été entendu. On apprend d’une source, généralement bien informée, que cinq APC de la daïra de M’chedallah sont entrées en grève, ainsi que le siège de daïra.

On nous déclare également que quelques services administratifs au niveau de la wilaya de Bouira auraient répondu présents à l’appel des syndicats.

Pour le premier jour de grève de ce débrayage de trois jours, on ne peut vraiment pas dire que les syndicalistes de Bouira ont correctement accordé leurs violons.

Hafidh B.