La grève dans la Fonction publique massivement suivie

Les travailleurs de la Fonction publique ont, une fois de plus, répondu massivement, hier, à l’appel à une grève nationale, de trois jours, lancé par l’Intersyndicale de la Fonction publique.

Ce mouvement de protestation est le énième bras de fer entre les travailleurs et les pouvoirs publics qui persistent à faire la sourde oreille. Contacté hier par nos soins, le porte-porte du Cnapest, Ali Lamdani, s’est montré satisfait quant au taux national de suivi.

Ce dernier oscille, selon lui, entre 90 et 100%.

Ce débrayage a paralysé totalement le secteur de l’éducation, a fait savoir notre interlocuteur, notamment les lycées. Au niveau de la wilaya de Béjaïa sur les 50 lycées 45 ont été paralysés, suivi même du soutien de certaines écoles primaires et moyennes. La wilaya de Bouira a été également paralysée à 100%. Suivie par d’autres wilaya, à savoir Ilizi, pour la première fois, avec 70%, Ouargla 100% et Sétif avec 90%,……. En sus les universités ont répondu à ce mouvement de débrayage, notamment celles affiliées au CNES.

De son côté, M. Mohamed Hadj Djilani, chargé de la communication au SNAPAP a soutenu que cette action de protestation a été largement suivie par les fonctionnaires, malgré, a-t-il regretté, qu’elle a été précédée par un appel au dialogue par les deux ministres respectivement, M. Tayeb Louh, et M. Benbouzid, afin de briser ce mouvement de protestation.

Ce dernier poursuivra-t-il a connu un répondant significatif dans tout les secteurs de la Fonction publique, dont le taux national de suivi est estimé à 80 %. M. Bouhketta porte-parole, du CLA, a, pour sa part, affirmé que «l’appel à la grève a été largement suivi, notamment le secteur de l’Education, au niveau des lycées et des universités. Le taux de suivi a dépassé les 90 % sur le territoire national ». Par ailleurs, M. Sadali, secrétaire général du Satef a souligné que «la révolte » des travailleurs exprime leur détermination à arracher leurs droits « légitimes » à un statut assurant dignité, stabilité et conditions de travail adéquates et un pouvoir d’achat permettant une vie décente. Il a également appelé à élargir la mobilisation « solidaire », tout en interpellant les pouvoirs publics pour ouvrir les « canaux de la négociation et la satisfaction des revendications » et ce, poursuivra-t-il, avant que « la colère des travailleurs, jusque-là canalisée par les syndicats autonomes, ne vire vers le chaos social. »

Il y a lieu de rappeler que cette action se poursuivra aujourd’hui et demain avec un sit-in devant la chefferie du gouvernement.

Nabila B.