l La population de la grande localité d’Ighil Bdoumouren, implantée à quelque six kilomètres au sud du chef-lieu de la commune d’Ath Laâziz, n’en finit pas de souffrir, de manière récurrente, des pénuries d’eau. En effet, cela fait belle lurette que les villages et bourgs d’Ighil Bdoumouren, endurent le manque de ce liquide vital, les robinets restant désespérément secs, nous a-t-on précisé. Il convient de souligner que ladite région a bénéficié d’un réseau d’alimentation en eau potable mais cette dernière coule timidement dans les robinets. Ledit réseau a été réalisé il y a quelques années, et la canalisation en question traverse l’ensemble des villages à savoir Idjamâthen, Ighachamen et les petits bourgs tel Ibousatathen. Les habitants, quelque 4 000 âmes vivent un calvaire : « Aucune goutte d’eau n’a coulé dans nos robinets depuis plus de 20 jours, souvent l’eau arrive une seule fois par mois et juste pour quelques minutes », nous dira un citoyen en colère. Il est à souligner qu’un réservoir a été réalisé pour approvisionner ladite localité mais à ce jour, ce précieux liquide se fait toujours désirer. Pour atténuer ce manque, les autorités locales alimentent, selon les dires de notre interlocuteur la population par des camions-citernes et renforce ledit réservoir mais toujours selon des citoyens l’eau continue toutefois de manquer. La population d’Ighil Bdoumouren continue de s’approvisionner des quelques fontaines comme Thala El Merdj, ou alors grâce à des puits appartenant à des privés. Par ailleurs, un projet de réalisation d’un autre réservoir d’eau d’une capacité de 100 m3 a été octroyé par les pouvoirs publics pour un montant de plus de 3 millions de dinars. Mais ce projet n’est toujours pas concrétisé sur terrain. La situation à Ighil Bdoumouren est désolante, il reste aux responsables locaux de conjuguer leurs efforts pour résoudre cet épineux problème.
Amar Fedjkhi
