Ainsi, les responsables des comités de villages de Tghilt-Tamokrante et Aït M’Likechte, situés à neuf kilomètres au nord du chef-lieu, se sont encore une énième fois rendus chez le président de l’APC pour exprimer leur désespoir.
En effet, c’est à l’intérieur de la salle d’attente du premier magistrat de la commune de Tizi Ghennif que ces citoyens nous ont abordés pour nous parler de leur souffrance et nous montrer toutes les correspondances envoyées aux différentes autorités. « Cela fait plus de quinze années qu’aucune goutte d’eau n’arrive chez nous », se plaint ce membre du comité de Tighilt-Tamokrante.
Par ailleurs, tous les plaignants sont d’accord sur la principale cause de leur calvaire et qui n’est autre que leur conduite est réalisée avec des tuyaux d’un petit diamètre, mais à cela s’ajoutent les différents et nombreux branchements anarchiques opérés tout le long de la conduite ou du château d’eau au village par les riverains.
« Nous allons proposer à notre nouveau président de nous aider à réaliser une nouvelle conduite avec des tuyaux d’un diamètre adéquat et celui ou celle qui essaiera de la toucher pour faire des branchements anarchiques, nous en ferons notre affaire », tiennent encore à souligner nos interlocuteurs.
En outre, le problème de l’AEP dont souffre les communes de M’Kira et Tizi Ghennif pourrait être résolu avec la mise en service du barrage de Tassardount. Jusqu’à ce jour, le mal des villageois est pris en patience. Néanmoins, nous avons appris qu’il a été convenu dernièrement entre ces deux localités de mettre en place un service qui se chargera directement de la réparation des fuites d’eau sur la conduite qui traverse les deux communes afin de réduire au maximum les pertes qui sont très souvent considérables.
Essaïd N’Aït Kaci
