Les sages appellent au dénouement de la situation

La commune d’Ait-Aggouacha, une petite localité située à quelques encablures de la daïra de Larbaâ-Nath-Irathen, demeure bloquée comme ce fut le cas du chef-lieu de la daïra, à savoir l’APC des Ath Irathen. Trois mois se sont écoulés et rien ne se profile à l’horizon. Plusieurs tentatives émanant de la part des pouvoirs publics mais qui se sont soldées par des échecs.

L’assemblée d’Ait-Aggouacha est composé de trois sièges RCD, deux siège FLN et deux autres RND. Ces derniers réclament la première et la deuxième vice-présidence, chose que les élus du parti majoritaire, à savoir le RCD, refusent de céder, d’où le blocage et la privation de la population des projets qui peuvent apporter quelque amélioration aux citoyens.

Il est à noter que les recettes de ladite commune ne dépassent pas les 36 millions de centimes par an. Des revenus insignifiants par rapport aux besoins et aux aspirations des citoyens de cette localité.

Le comble dans tout ça c’est que les trois têtes de liste sont issues du même village, El-Misser en l’occurrence, ce qui normalement devrait aider à faciliter la tâche. Pis, la situation s’est envenimée au point de créer des problèmes à l’intérieur même du village, chose que la société civile rejette.

Pour ce faire, le représentant des villageois compte réagir contre ces divisions qui commencent à prendre des proportions alarmantes et menacent même les relations familiales au sein de la communauté.

Les quatre représentants des autres partis, RND et FLN, disent qu’ « on est prêt à composer avec ces gens-là, à condition de nous céder la première et la deuxième vice-présidence.  » Et d’ajouter « si nous nous sommes portés candidats c’est pour apporter un plus à la population, pas l’inverse » allusion faite à ceux qui convoitent et courent pour des intérêts personnels.

Fellah Amar, l’un des élus FLN et président du comité du village Ait Mimoun, pense que ce blocage n’honore pas la région, qui a beaucoup donné pour l’Algérie, et interpelle les bonnes volontés afin d’agir pour essayer de trouver une sortie de crise à la commune. Un autre élu s’exprime en disant  » nous sommes disponibles à toute éventualité de débat avec tous les membres de l’assemblée ».

L’un des sages du village El Misser appelle toutes les forces et interpelle les consciences pour un dénouement de la situation, il appelle ceux qui sont derrière ce blocage à la raison, et les exhorte à être à la hauteur de la tâche pour laquelle ils ont été élus.

Pour enfin mettre un terme définitif aux spéculations et aux pratiques moyenâgeuses, qui pénalisent les citoyens de cette commune.

Lounis Melbouci