Un intérêt inattendu

Les conférenciers, et c’est le moins que l’on puisse dire, n’ont pas eu affaire à un parterre passif. La réaction aux thèmes abordés, dont celui ayant trait à la relation entre identité et le patrimoine, a été de haute facture. C’est ainsi que le conférencier, qui avait axé son intervention sur les monuments de culte (mosquée), a été interrogé à propos du choix des monuments et de la période, autrement dit, l’identité serait-elle limitée dans le temps et ne serait-elle matériellement incarnée que par les vestiges de cultes (mosquées) ? S’ensuivra un débat passionnant et enrichissant.

Toujours à propos des vestiges, le directeur de l’environnement de Bouira posera la question de savoir s’il faille s’intéresser (sauvegarder) aux traces du colonialisme. Même si pour le directeur la préservation des ces ‘’traces » participe au rafraîchissement de la mémoire collective, il se trouvera des opinions qui estiment le contraire. Là aussi le débat a été intéressant.

La question des forts turcs, dont celui de Bouira (en restauration), est un autre sujet qui suscitera un débat. A ce propos, la conférencière expliquera que les fort érigés vers 1 500 avaient pour but de contenir les assauts de «l’ennemi». Qui était-il donc cet ennemi ? Les autochtones ?

Des interrogations qui invitent à revoir le « statut » de la présence de l’Empire ottoman en Algérie.

C’est dans cet esprit de débats et d’échanges que s’est terminée la journée d’étude que l’on pressentait pourtant froide et démagogique. Un autre point pour la direction de la culture qui surfe aussi sur le pédagogique.

T. O. A