La commune d’Ighram – une des communes les plus déshéritées de la wilaya de Béjaïa – vient de bénéficier, au titre des PSD – avec 24 autres communes de la wilaya – d’une inscription au programme spécial d’alimentation en gaz de ville. Pour rappel, la wilaya de Béjaïa accuse un retard énorme en la matière avec 22% seulement de zone couverte alors qu’il y a des wilayas dont le taux avoisine les 76%. Au terme des PCD, la commune s’est vue allouée une enveloppe de 3,2 milliards de centimes, dont un milliard a été retranché par le wali, pour la construction d’un nouveau siège pour l’APC qui serait en mesure de recevoir même le président de la République, selon les propres termes du président de l’APC. Le reste, 2,2 milliards de centimes sont répartis entre le bitumage de la route, desservant le village Tighilt Makhlouf et le renouvellement de la conduite AEP laquelle se trouve, par endroits, dans un état très vétuste. Aucun projet structurant, excepté le bitumage du CW 07, qui relie les communes d’Akbou et de Tazmalt, via Ighram n’est inscrit pour sortir la commune de son état d’isolement et de pauvreté, alors qu’elle possède des richesses agricoles, hydriques et touristiques qui ne demandent qu’une mise en valeur et de la bonne volonté pour en faire des trésors.
Concernant l’épineux problème de l’ancienne zone industrielle d’Akbou, soulevé lors de la dernière délibération de l’APC, attribuée à la commune-mère, lors du découpage administratif de 1984 et que la commune d’Ighram conteste d’ailleurs pour non-conformité aux directives de la loi 84/09 du 04/02/1984, dans l’espoir de se voir attribuer tous les terrains situés au sud de la rivière d’Illoula, le wali de Béjaïa a évoqué, lors d’une réunion avec le président de cette APC, l’éventualité de leur attribution à la commune d’Ighram dès que Akbou sera promue wilaya.
B. Sadi
