Les élèves du lycée Krim Belkacem de Souk El Tenine (Bgayet) ont été sommés de quitter l’établissement complètement inondé par les dernières pluies torrentielles qui se sont abattues sur la région. En effet, selon les témoignages recueillis sur place auprès des membres du Bureau de l’association des parents d’élèves deux bonnes heures d’averses ont été suffisantes pour engloutir tout « le périmètre », lequel est devenu un véritable lac d’eau où seule l’utilisation des barques est recommandée au moment où les éléments de la Protection civile présents n’ont fait que constater-en spectateur !- l’état des lieux. « La situation n’a que trop duré et seule la construction d’un nouveau lycée que nous revendiquons haut et fort mettra fin à ces opérations de bricolage fictives », dira M. Ferradj Boualem, président de l’APE.
Il a ajouté : « Des enveloppes financières très importantes ont été injectées pour de grosses réparations. Malheureusement, l’état des lieux laisse toujours à désirer ».
Pour les potaches, qui disent être otages d’une situation des plus catastrophiques, le lieu peut servir à tout sauf à un lieu de savoir. « Absence de chauffage, infiltration d’eau dans les classes, salles vétustes sont entre autres le lot des perpétuels problèmes que nous vivons à longueur d’année », témoigne un jeune lycéen. Aux simples averses donc les élèves sont contraints de rebrousser chemin et c’est seulement lors des dégâts qu’on se rend compte qu’ »il vaut mieux prévenir que guérir.
« Nous avons à maintes reprises alerté les autorités de tous les problèmes, notamment celui du chauffage pourtant refait à hauteur d’un budget colossal et qui demeure non fonctionnel. Hélas, autant prêcher en plein désert », enchaîne M. Ferradj. Dans l’attente d’une hypothétique amélioration de leurs conditions de scolarité, les élèves du lycée baptisé du nom du « monstre sacré » de la Révolution Algérienne, Krim Belkacem, continuent de broyer le noir…
Rabah Zerrouk
