Dégradations, insalubrité et nuisances

Le visiteur le moins averti qui s’aventurera dans la localité de Larbaâ Nath Irathen, précisément dans la « zone industrielle » d’Aboudid, située à 500 m environ à l’est de la ville, sera sans aucun doute frappé par le déplorable état dans lequel se trouvent les hangars de l’ex Sonelec, Sonaric et l’ex-Souk El fellah notamment. Ces hangars sont livrés depuis plusieurs années à l’abandon. Il faut dire que cette situation peu reluisante n’incite guère à l’optimisme. Si les responsables locaux affichent une certaine indifférence vis-à-vis de l’environnement, la population elle, a contribué aussi à la détérioration et à la saleté du milieu. En effet, à l’entrée déjà juste en face des 20 logements (dite cité des enseignants) se dresse le mastodonte hangar de l’ex Souk El Fellah, qui « accueille » les visiteurs comme pour leur dire que la région de Larbaâ Nath Irathen vit toujours au rythme des actions émeutières du Printemps noir, ce qui est loin d’être le cas bien-sûr. Lors de notre virée sur les lieux, nous avons été consternés par l’insalubrité et l’ampleur des dégâts occasionnés à cet édifice. Tout a été détérioré. Lampadaires, portières et fenêtres saccagées, portails défoncés, climatiseurs volés etc… Tout a été pulvérisé en ce sens que cet endroit est devenu un champ de bataille et un dépotoir à ciel ouvert où prolifèrent toutes sortes de délinquants. Pour mémoire et dans un passé très récent, nous dira un enseignant habitant à proximité : « Cet ex-Souk-El Fellah a été cédé par la municipalité à un élu/ APW pour célébrer la fête de son enfant, alors qu’il était dans un état irréprochable avant de faire l’objet de ce qui s’apparente à des actes de sabotage ». Avant qu’un autre n’enchaîne « Nous vivons à l’extrême du supportable à cause de ces odeurs qui s’y dégagent et nous avons peur surtout pour nos enfants des maladies à l’approche des grandes chaleurs ». Que les responsables municipaux réhabilitent et exploitent ces hangars ! pourquoi les laisse-t-on abandonnés ? s’interrogent d’autres citoyens visiblement irrités par cette situation. Ils ajoutent que l’exploitation de ces édifices est susceptible de générer quelques emplois et ainsi renflouer quelque peu les caisses de la commune. A cet effet, l’APC est invitée d’ores et déjà à prendre fait et cause et ce histoire au moins de redonner la bonne image à cette zone très populaire.

S. K. S.