«Sans ses clients, Elsecom n’aurait jamais existé»

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Pouvez-vous nous faire la présentation de la société Elsecom ?

La Sarl Elsecom, est une société créée en 1981 par M. Abderrahmane Achaïbou, ingénieur d’Etat polytechnicien et qui est son gérant actuellement. A l’époque, elle avait pour vocation initiale la commercialisation et l’installation de systèmes électroniques, de détection d’incendies, d’anti-intrusions, de vidéosurveillance et de climatisation. Avec l’avènement de l’économie de marché, M. Abderrahmane Achaïbou a pensé aux moyens de locomotions qui est la voiture, créant ainsi des structures chargées de la commercialisation et de la maintenance de véhicules légers et lourds. La direction générale d’Elsecom est sise à la rue Baha M’hamed, à Bab Ezzouar, à l’est d’Alger et qui elle s’étire sur six étages réservés au personnel des différentes structures administratives avec 3 show-rooms, une réception pour l’accueil de la clientèle, un poste de garde et enfin un parking pour les véhicules et les visiteurs. Nous avons, également des bâtisses, ailleurs où nous avons élaboré nos services après-vente.

Le marché de l’automobile semble en pleine expansion. Qu’en pensez-vous ?

Heureusement que les Algériens ont pensé à ce commerce, qui est celui de l’automobile considérée aussi bien comme un moyen de communication que de locomotion. L’automobile est un marché très concurrentiel, qui ne peut être que positif et qui est venu au secours de l’Algérien, lequel a besoin de tous les moyens possibles pour se déplacer. Le marché de l’automobile en Algérie, il est tout neuf, et moi je suis convaincu qu’il deviendra un marché de haute facture et qu’il n’aura rien à envier au marché international. Il est vrai que nous ne sommes peut être pas de bons élèves dans le domaine mais la chose dont je suis certain est que nous ne sommes pas aussi de mauvais élèves.

Quelles sont les marques de véhicules que vous représentez aujourd’hui ?

Elsecom est une société multimarques. Notre cheval de bataille number one c’est la Maruti accompagnée de l’Alto qui fait des ravages sur le plan commercial. Nous avons également Daewoo et Nissan Diesel en utilitaire, FAW pour véhicule utilitaire et véhicule léger et nous avons aussi les bus Isuzu. Nous essayons donc de toucher toutes les tranches possibles du marché algérien.

Quelles sont les parts de marché des marques que vous commercialisez ?

Pour l’année 2007, Elsecom a réalisé une vente assez conséquente et qui est de 12 500 véhicules, et ce uniquement avec la Maruti. Ce modèle reste la locomotive qui a une influence remarquable dans le segment des voitures légères, mais nos performances sont aussi bonnes pour les autres marques que commercialise Elsecom.

Vous avez participé au 12ème Salon international de l’automobile. Comment avez-vous évalué vos ventes durant ce salon ?

J’insiste toujours à dire que la Maruti a été la voiture la plus accrocheuse durant ce Salon. Sur le plan résultat, nos chiffres de ventes réalisés sont très conséquents, mais le plus important pour nous est que le client connaisse ce que nous lui offrons car ce Salon nous a permis d’ouvrir les portières de la Maruti et l’Alto aux clients afin de leur faire connaître ce que nous commercialisons. Au nom d’Elsecom, je tien à dire que je ne suis pas uniquement heureux mais aussi satisfait des performances obtenues lors de ce dernier Salon.

La Maruti 800 et l’Alto, les marques phares de la société Elsecom, semblent gagner la confiance des Algériens. Que direz-vous à ce propos ?

La Maruti est un véhicule de qualité avec lequel nous pouvons circuler là où l’on veut et comme on veut. Vu le génie de notre gérant, M. Abderrahmane Achaïbou, qui a pensé à la Maruti pour imposer sa devise « Une voiture pour tous », dans laquelle il a décidé que chaque famille doit posséder un véhicule, je reconnais que la Maruti n’est pas chère et ce n’est pas avec cette voiture qu’on va faire un rallye, mais nous avons un service après-vente de haute facture qui assure pratiquement sans relâche, de jour comme de nuit, toutes les prestations possibles. Et surtout, nous offrons aux clients la pièce de rechange d’origine en excluant la pièce contrefaite. Elsecom ne badine pas avec la netteté de l’outil et de sa pièce de rechange.

Quelle est la nouveauté d’Elsecom pour ce dernier Salon ?

Dans le cadre de sa stratégie et pour l’année 2008, Elsecom essaye de mieux présenter à notre clientèle les véhicules et les marques que nous commercialisons pour lui demander après de nous accompagner pour aller ramener une autre nouveauté. Et si nous devons parler de nouveauté, nous avons l’Alto avec toutes ses options telles que la direction assistée, les vitres électriques et la climatisation. Même si elle date de quelques années, elle est toujours d’actualité.

Quelles sont selon vous les capacités de l’Algérien dans l’achat de l’automobile ?

Nous avons la chance que notre Maruti est acquise par le petit salarié, elle est acquise par le moyen et le grand salaire, cela veut dire que la Maruti est acquise par le cadre supérieur, par le médecin, l’avocat ; elle est aussi acquise par l’enseignant. Avec la devise de notre gérant, le client algérien quel que soit son salaire pourra obtenir une voiture pour tous ses déplacements.

Parlons du crédit bancaire. Quelles sont les banques avec lesquelles vous faites vos transactions ?

Elsecom est ouverte sur toutes les banques ; nous laissons le choix au client et pour son assurance et pour sa banque. Nous avons la Banque El Baraka, Société Générale, Cetelem, mais le plus important pour nous est de mettre à la disposition du client quelque chose de qualité.

Le service après-vente est aujourd’hui un argument stratégique de marché. Qu’en est-il de ce service ?

Dans le domaine de l’automobile, le service après-vente est d’ailleurs le souci number one et le cheval de bataille d’Elsecom qui axe une grande partie de ses compétences sur son service après-vente, et ce pour arriver à «la satisfaction du client». Pour cela il s’agit de mettre à sa disposition la qualité tout en lui assurant un service après-vente de haute facture et disponible à tout moment, avec aussi la disponibilité de pièces de rechanges d’origine. Il y a également la formation car chaque élément qu’il soit mécanicien, ingénieur ou cadre, qu’il soit dans la communication, dans les relations extérieures, dans la vente ou le service commercial, Elsecom lui garantie une formation afin d’obtenir des prestations à la hauteur du client.

Qu’en est-il de la lutte contre la contrefaçon de la pièce de rechange ?

La contrefaçon est un fléau très dangereux qui devrait interpeller tous les concessionnaires algériens. Elsecom, pour sa part, interpelle à, chaque instant, ses distributeurs à l’intérieur du pays pour lutter contre toute pièce contrefaite. Nous insistons sur la vente de qualité, et pour preuve, nous ne vendons que la pièce d’origine. Nous réalisons ce travail en collaboration avec la douane laquelle use de toute sa force pour éradiquer complètement ce fléau.

Quelles sont à termes les perspectives de développement pour Elsecom ?

Elsecom est à l’écoute de toutes les opportunités possibles. Le développement number one pour cette année est l’ouverture d’une succursale d’Elsecom à Ouargla, laquelle sera chargée de la vente de marques Elsecom, de la pièce de rechange et du service après-vente, et c’est notre développement prioritaire. Cette succursale renfermera toutes les compétences possibles et imaginables ; elle renfermera toute l’administration, le service commercial et le service après-vente qu’il faut.

Propos recueillis par Lynda Louifi

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