Pris en otage à la suite d’un faux barrage dressé, la veille de ce week-end près de Dellys, quatre employés de l’APC – entre autres une vétérinaire et un responsable de l’hygiène communale – ont été relâchés quelques heures plus tard à la lisière de Tigzirt.
Les faits se sont produits non loin du douar d’Assouaf, surplombant la première ville citée, entre 13 h et 17 h. Un commando terroriste composé de quatre éléments a-t-on indiqué, a intercepté un minibus à bord duquel se trouvaient les agents communaux sus-mentionnés.
S’apprêtant à rentrer chez eux après une inspection qu’ils venaient d’effectuer dans des fermes avoisinantes, ces derniers seront soumis, lors de ce braquage à une fouille minutieuse ensuite, le chauffeur du véhicule les a déplacer vers un site limitrophe.
Fort probablement, le grouspucule sanguinaire voulait tromper la vigilance des services de sécurité, en se mêlant à ces passagers auxquels il a dicté l’itinéraire à suivre.
Les victimes s’inquiétaient, cependant, sur leur sort. Et ils n’ont pu, dans ces conditions, alerter les forces locales de sécurité, a-t-on expliqué.
Ils ont été relâchés, le même jour en fin d’après-midi, à la sortie est de Tigzirt. Là, les terroristes ont pris la fuite à bord du même fourgon. Encore sous le choc, a-t-on signalé, les quatre employés municipaux auraient refusé de s’étaler sur les moments de psychose qu’ils ont vécus. Heureusement les forces locales sont sur le qui-vive car l’on craint, et pour cause, que le véhicule volé soit utilisé par l’ex-GSPC dans la planification de futurs attentats.
Salim Haddou
