Manifestation contre le système – 54e mardi de marche

Les marches de la communauté universitaire de Béjaïa, des travailleurs communaux et des fonctionnaires de plusieurs secteurs contre le système continuent. Pour le 54e mardi consécutif, ils étaient, hier, plusieurs centaines à sortir dans les rues du chef-lieu de wilaya pour réclamer un changement radical du système. Entamant leur marche depuis le campus de Targa Ouzemmour, les étudiants, les enseignants, les travailleurs de l’université Abderrahmane Mira de Béjaïa et des centaines de travailleurs de plusieurs secteurs de la Fonction publique ont scandé des slogans hostiles au pouvoir, tout en exigeant la libération de tous les détenus d’opinion et politiques.

Scindés en plusieurs carrés et enveloppés des drapeaux national et amazigh, tout en agitant des pancartes sur lesquelles étaient écrites leurs revendications, les marcheurs ont réaffirmé leur détermination à maintenir la mobilisation pacifique jusqu’à la chute du régime et l’instauration d’une nouvelle république. A cette occasion, la communauté universitaire, les syndicats autonomes et la société civile de Béjaïa ont dénoncé, entre autres, «les atteintes aux libertés syndicales et à la dignité des travailleurs», appelant «à préserver l’unité nationale dans une Algérie plurielle». A Bouira aussi, des centaines d’étudiants et de citoyens ont battu, hier, pour réclamer «un changement radical du système politique».

Comme à l’accoutumée, des dizaines d’entre eux sont partis de la place des Martyrs pour sillonner les principales artères de la ville, en passant par le siège de la wilaya puis la cour de justice, où ils ont été rejoints par des dizaines d’étudiants. Lors de cette nouvelle marche, les étudiants et citoyens ont appelé au départ de tous les symboles du système et à l’instauration d’une deuxième république, qui garantira la démocratie, la justice sociale, l’indépendance de la justice, la liberté de la presse et les libertés individuelles. «Djazair houra démocratia» (Algérie libre et démocratique), «Sahafa houra, aâdala moustaqila» (Presse libre et justice indépendante»… Tels sont entre autres quelques slogans scandés par les marcheurs. Ces derniers ont également appelé à la libération des détenus politiques.

A signaler que la marche s’est poursuivie jusqu’à midi. Les marcheurs se sont ensuite dispersés dans le calme. Même topo à décrire du côté de Tizi-Ouzou, où une marche similaire a eu également lieu pour réclamer un changement radical du système et la libération des détenus politique. à noter que la marche qui s’est ébranlée de l’université de Hasnaoua pour prendre fin devant la cour de justice mitoyenne de la place de l’ancienne gare routière s’est déroulée dans le calme et aucun incident n’est à signaler.

F. A. B, D. M. et Amar A.