Le bras de fer continue au sein de l’ENEL Azazga

La principale revendication des grévistes est la réintégration d’un des cadres de l’entreprise, un chef de service, licencié « abusivement » estiment-ils. Ils réclament aussi d’être reconnus comme partenaires sociaux par leur Direction. Ces derniers sont déterminés à poursuivre leur action jusqu’à l’aboutissement de leur revendication.

Il est à noter en outre que les travailleurs ont décidé d’observer chaque jour une heure de débrayage (11h – 12h) en guise de soutien. C’est ce qui s’est passé en tous cas mercredi passé. Pour la Direction de l’entreprise, cette grève est destinée à déstabiliser la bonne marche de l’usine.

« Le secrétaire général de cette section est un anarchiste. Il est connu, il a réussi à doper certains. Lui et son groupe sont venus pour régler des comptes », nous dit d’emblée le directeur général de cette usine que nous avons rencontré jeudi dernier. Pour celui-ci, cette grève entre dans les manœuvres malsaines du syndicat installé, notons-le, le 15 mars de l’année en cours. « Nous avons tenté de les amener à la sagesse car il y va de la santé de ces grévistes pour lesquels nous nous inquiétons sérieusement sachant qu’entre eux il y a notamment des diabétiques, mais en vain ».

Le DG nous a fait savoir qu’il a parlé avec les grévistes, mercredi, en compagnie de quelques syndicalistes de l’Union de wilaya et de la Section locale d’Azazga pour les en dissuader, mais son action n’a mené à rien.

« Ils ne voulaient rien entendre », a-t-il encore dit. « Nous leur avons demandé de cesser leur action et de convoquer pour ce samedi une assemblée générale qui se tiendra en présence de l’union de wilaya et de la section d’Azazga. Ils ont refusé », a-t-il expliqué. Et de poursuivre: « Dès lors, j’ai décidé d’amener un huissier de justice pour constater l’occupation des lieux illégalement ».

M. O. B.