En prenant la décision de relancer la régie communale, l’exécutif communal de Aïn Zaouia veut réussir le défi de réhabiliter le travail au sein de la collectivité.
Le pari n’est pas une sénicure mais pas impossible tant que la volonté existe notamment du côté des différents services communaux chargés de veiller à l’amélioration du cadre de vie des citoyens.
En effet, dans le cadre des plans communaux de développement (PCD), en faisant le choix de ne pas recourir aux entrepreneurs pour réaliser 3 opérations accordées durant l’exercice en cours, l’APC a pris le soin de compter sur ses moyens humains et matériels pour exécuter les travaux, mais en comptant sur l’accord des services dont relèvent les projets retenus.
Pour le moment, les choses évoluent comme l’avaient souhaité les responsables de la commune, lesquels ont arrêté un programme pour respecter les délais de réalisation.
Le premier pas a été franchi en lançant un assainissement au village de Bouhamou avant que l’équipe des travailleurs constituée d’ouvriers qualifiés ne se déplace pour procéder au dallage du chemin vécinal menant au village Ichelouchene. En outre, sur un autre registre, il est question aussi de mettre en œuvre des travaux de confortement d’un talus au village Ikoubaene, ce qui dénote l’ampleur de la mission qui attend la commune.
Et sur la question de savoir pourquoi il y a ce recours à la régie communale du moment que des entreprises existent pour accomplir les tâches qui leur seront confiées, le président de l’APC, M. Zemouche, a qualifié cette œuvre de l’APC de nécessaire, car pour lui « en réhabilitant la régie communale la collectivité pourra compter à l’avenir sur ses propres moyens et fera en même temps des économies sur l’ensemble des enveloppes allouées ». Et d’ajouter par la suite que « le budget de la commune qui a la charge d’assurer la mensualité des travailleurs contractuels ne souffrira plus d’éventuels déficits, puisque cette catégorie sera payée de ces projets ». En somme, ce que vient d’entreprendre l’APC de Aïn Zaouia pourra inspirer d’autres communes, lesquelles dans leur majorité ont abandonné leurs régies respectives, ce qui a créé une forme de laisser-aller dans la gestion des ressources humaines et l’exploitation des moyens de la collectivité.
M. Haddadi
