»L’électrification en Algérie avoisine les 98% »

Il a estimé que le taux  » d’électrification en Algérie avoisine les 98% « . Le groupe enregistre  » 20 à 25 000 nouveaux clients chaque année « , a ajouté le P-DG. Concernant le raccordement au gaz naturel, le conférencier dira que le groupe travaille selon le fichier dont il dispose. Il révélera que le taux est de 40%. Tout en énumérant les problèmes liés au gaz, comme la cherté du raccordement et les frais d’alimentation, M. Boutarfa a souligné que  » l’Etat continue de consolider le travail d’électrification et d’alimentation en gaz.  » Questionné sur les objectifs tracés par le groupe, le P-DG de Sonelgaz a avoué que la modernisation du groupe passe par le rapport avec le client. Ceci dit, construire une bonne relation avec le client pour éviter le problème de surfacturation ou de sous-facturation, dont les réclamations affluent quotidiennement aux bureau du groupe. Sur ce point, M. Boutarfa a assuré que les réclamations diminuent avec l’instauration d’une relation de proximité entre le groupe et sa clientèle.

Par ailleurs, le conférencier a indiqué que le problème de coupures d’électricité dépend des sous-traitants. Apostrophé sur les créances du groupe, M. Boutarfa a indiqué que  » des créances remontent à plus de 25 ans « , et d’ajouter que  » des créances fictives existent, ce qui rend la gestion du portefeuille de créances difficile. « . Afin de trouver une issue à cette situation, dont le chiffre de créances et concernant seulement les clients de basse tension est de 14 milliards DA,  » un plan d’assainissement est prévu, à condition que ce soient les organes sociaux du groupe qui décideront de l’annulation de la créance. « . D’autre part, M. Boutarfa a estimé que le groupe Sonelgaz a connu  » une profonde transformation en créant de nouvelles filiales et en construisant un holding pour mieux répondre aux impératifs de la loi et l’année 2007 aura été celle du parachèvement « . Dans sa stratégie à l’horizon 2009, Sonelgaz ambitionne de devenir un  » groupe moderne et ce, pour concrétiser son plan d’investissements ». Sur ce point, M. Boutarfa a indiqué que le groupe  » est contraint de trouver rapidement des solutions pour financer notre plan d’investissements.  »  » Les ouvrages énergétiques, a-t-il dit, sont très capitalistiques et leurs prévisions se font aux moyen et long termes. Le plan nécessite environ 19,8 milliards de dollars dont 7,5 milliards pour la réalisation de centrales thermiques au gaz et pas moins de 12,3 milliards pour le transport et la distribution de l’électricité et du gaz « .  » Le groupe a trouvé des sources de financement dans les emprunts et les prêts bancaires grâce auxquels le groupe a réussi à lancer un important plan d’urgence pour ainsi renforcer le réseau de plus de 2 000 MW « , a expliqué le conférencier. En 2007, le groupe a investi plus de 15 milliards DA, ce qui représente 41% d’évolution par rapport à 2006. De son côté, M. Choual, responsable des finances a présenté les activités du groupe durant l’année écoulée.  » 7 700 employés ont été recrutés, dont 4 155 statutaires et 3 662 agents contractuels  » a annoncé M. Choual, en ajoutant que le groupe compte investir à moyen terme, dès cette année 2008 à 2013, un montant de 1 352 120 milliards DA dont 754 982 MDA seront à la charge du groupe.

M. Mouloudj