En effet après avoir frappé à toutes les portes, notamment celles des autorités locales à savoir le P/APC, le P/APW et le chef de daïra et se sentant injustement privés d’un droit élémentaire, les protestataires estiment que l’ultime recours reste la présidence de la République afin de se faire entendre, « Vu que nous revendiquons un droit légitime, nous poursuivrons notre combat pacifiquement et jusqu’au bout », déclare M. H. Kadi (membre du collectif). Et d’ajouter : « Priver des citoyens arbitrairement d’un toit tout en privilégiant des personnes occultes au détriment des résidants est une honte ! Que chacun assume ses responsabilités. Qui sème le vent récolte la tempête ».
Nos interlocuteurs, qui se disent être victimes d’une grave bévue humaine, pointent un doigt accusateur sur ledit promoteur pour les irrégularités constatées citant entre autres, les cautionnements et l’exigence du paiement de 50 000 DA pour le dépôt du dossier, le non respect de l’ordre de dépôt des dossiers comparativement à la date de parution dans le quotidien, les critères de sélection des postulants, l’inscription de 50 bénéficiaires de Oued Ghir, l’apport personnel exigé (1 000 000, 00 DA) alors que le quotidien arabophone El Khabar a rapporté dans son édition du janvier 2008 (600 000, 00 DA).
En somme, après la marche du 7 du mois en cours suivie d’un sit-in devant le siège de la daïra ainsi que le regroupement observé ce jeudi sur l’esplanade de l’APC, les protestataires semblent afficher leur entière détermination à poursuivre leur mouvement jusqu’au bout et se préparent à un combat sans merci, notamment après le soutien de l’exécutif communal lequel a remis en cause la liste des bénéficiaires.
L’épilogue de ce feuilleton qui risque d’accoucher d’une souris n’est pas pour demain. Wait and see !
Rabah Zerrouk
