Des pluies aux bienfaits ambigus

Ceux qui ont planté et greffé des plants d’arbres de tous genres les ont accueillies favorablement en mettant en exergue leurs bienfaits sur les arbustes.

« Cette eau tombée du ciel ne fera que stimuler le bourgeonnement des jeunes arbres en leur donnant une robustesse qui leur permettra de tenir le coup durant les grandes chaleurs (Smayem) », dira un agriculteur visiblement fin connaisseur dans le domaine agricole.

Un avis que partagent aussi les autorités locales qui trouvent aussi une aubaine dans ces pluies qui contribueront, à coup sûr selon eux à l’emplissage des nappes phréatiques, ce qui endiguerait durant les grandes chaleurs les rationnements draconiens en eau dont souffrent les citoyens. Les propriétaires de puits et forages étaient aussi de la partie en soutenant que les réserves importantes en eau constituées vont permettre une irrigation abondante des cultures maraîchères. Paradoxalement, des avis que ne partagent nullement d’autres agriculteurs trouvent plutôt ces pluies néfastes à l’agriculture en axant leur thèse sur les productions d’olives et des fourrages, les seules à subir les conséquences.

« C’est vrai que l’eau bombée du ciel est toujours bonne en d’autres termes, sauf que les pluies de cette période font tomber les grains d’olives encore en floraison et vulnérables et font pourrir les fourrages fauchés et non encore fanés et engrangés », telle était le raisonnement des pourfendeurs. En attendant, la nature seule en décide !

Larbi Beddar