Soixante logements réalisés en face du parc communal seront distribués aux bénéficiaires. Ce projet a été réalisé par un promoteur immobilier dans les délais. Le même promoteur a bénéficié d’un autre programme de soixante autres logements. Les travaux de terrassement sont déjà lancés. Pour cette formule, il y a du nouveau. « Le prix est plafonné à deux cents quatre-vingt millions de centimes au lieu de deux cents millions », nous a appris une source locale. Alors que l’aide de la Caisse nationale du logement est relevée à soixante-dix millions de centimes au lieu de cinquante millions de centimes.
Cette augmentation est justifiée par la flambée des prix des matériaux de construction. Au cours de la semaine, le rond à béton a atteint dix mille dinars pour un quintal. « Au rythme de l’augmentation de ces prix, nombreux sont les chantiers qui sont à l’arrêt », nous a déclaré un entrepreneur. Le prix du ciment a quelque peu baissé.
Les demandeurs notamment ceux des cent quatre logements s’inquiètent de plus en plus. « Nous avons attendu longtemps. On craint que l’on nous demande de verser des sous en plus », telle est l’appréhension d’un enseignant. Dans cette commune, ce type de programme réussit bien en raison de la disponibilité des assiettes foncières. Il est temps aussi de lancer les autres projets accordés pour la municipalité dans la formule du logement social locatif. On peut dire que plus de trois cents logements de ce type sont en cours de réalisation. Notons que pour en bénéficier, le salaire du demandeur a été aussi relevé à vingt-quatre mille dinars au lieu de douze mille dinars.
« C’est une commune où il y a beaucoup de demandeurs », nous a confié une autre source. En définitive, avec tous ces programmes à Draâ El Mizan, l’espoir d’atténuer la crise de logement est permis en attendant aussi la concrétisation de la résorption de l’habitat précaire pour lequel des solutions ne sont pas encore trouvées.
Amar Ouramdane
