Prolifération des chiens errants

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Même si les services d’hygiène communale mènent des opérations d’abattage de chiens errants, ces canidés continuent à proliférer. Ils sont de plus en plus nombreux ces derniers temps partout où il y a des décharges publiques. Au niveau de la cité CNEP et celle des deux cents Logements ou encore la cité colonel Amar Oumrane, on les aperçoit sous les véhicules, allongés de tout leur long. Leur présence dans ces lieux constitue un danger permanent aussi bien pour les enfants que pour les passants. “On essaie de les chasser des lieux, mais ils reviennent deux jours après”, nous a dit un riverain. Comme c’est le printemps, il n’est pas à écarter que des cas de rage soient enregistrés. “Il faudrait que les autorités prennent des décisions strictes au sujet de ces bêtes. Que tous les chiens errants soient atrrapés en vue d’être abattus. Si ces animaux n’ont pas de propriétaires, qu’ils soient tués”, a ajouté un autre intervenant. Ce dernier nous a confié que dernièrement un gosse a été attaqué par ces chiens. Il n’a dû son salut que grâce à l’intervention d’un passant qui a usé de sa canne pour éloigner la meute. Si nous avons évoqué ce quartier, cela ne veut pas dire que les autres lieux en sont dépourvus. On peut citer le lotissement Nord et le marché. En effet, dans ces deux endroits, ces canidés pullulent si vite qu’après chaque abattage, leur nombre devient énorme. A l’approche de l’été, les mêmes services doivent mener une autre campagne c’est-à-dire, celle de la démoustication. A cause du barrage d’eau et des marécages, les moustiques arrivent dans tous les quartiers. “Il est impossible d’ouvrir les fenêtres dès qu’il commence à faire chaud. Vraiment, on souffre à cause de ces nuées de moustiques qui nous viennent de ce ravin”, nous a dit un habitant du quartier l’Abattoir en montrant de son doigt la rivière où sont déversées des eaux usées. En plus de tout cela, les services devraient lutter contre les décharges sauvages à l’intérieur des quartiers. Pourtant, les services de la voirie ont à maintes fois invité les citoyens à respecter les heures de passage des camions à ordures. “Que chacun joue son rôle. Le civisme de tout un chacun est très important. On ne peut pas avoir une ville propre s’il n’y a pas contribution de tous”, nous a confié une source locale.

En définitive, l’hygiène est l’affaire de tous.

Amar Ouramdane

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