L’APC d’Ifigha, dans la daïra d’Azazga, s’achemine tout droit vers une situation de blocage et un retrait de confiance au P/APC RCD. L’exécutif communal est composé, au lendemain des élections locales du 29 novembre 2007, de 3 élus RCD, 3 élus indépendants et un élu FLN. Dans le courant de la semaine, les trois élus indépendants ont rejoint le FLN, ce qui renforce la position du parti de Belkhadem au niveau de cette APC. Coup de théâtre, un élu RCD, Achour Arrouche, non moins président de la commission sociale au niveau de l’exécutif, vient de rompre son silence sur les irrégularités de gestion qui émaillent la gouvernance locale à Ifigha. Militant du RCD depuis 1989, donc dès sa création, il vient de rendre publique une déclaration à travers laquelle il fait part de son retrait de confiance à l’équipe actuelle au niveau de l’APC d’Ifigha, en particulier au P/APC et le premier vice-président, tous deux élus RCD. Selon les termes de sa déclaration, sa décision est motivée par plusieurs griefs retenus contre ses anciens camarades, dont l’immobilisme politique, le tribalisme et la gestion catastrophique des affaires de la commune. Du coup, il démissionne aussi du RCD après lui avoir signifié son passage devant le conseil de discipline. Devançant cela, il démissionne du parti et rejoint l’opposition.
A présent donc, l’exécutif communal verrait un chamboulement dans le rapport de force politique, la configuration nouvelle serait de 5 élus coalisés (1 élu FLN – 3 indépendants et un dissident du RCD) contre deux élus RCD (le P/APC et son premier vice-président).
Un acte de défiance prend forme et commence à faire son bonhomme de chemin afin de renverser la vapeur au sein de l’exécutif menacé de blocage et où aucune délibération ne serait possible.
La procédure sera longue, l’APC risque de souffrir le martyre et c’est sur les populations que pèseront ces tiraillements politiciens stériles.
En tout cas, l’APC d’Ifigha aux couleurs RCD est en passe de vivre une crise, les élus coalisés sont déterminés plus que jamais à en découdre avec l’équipe dirigeante actuelle affaiblie par le démission d’un élu. Le maire et son premier adjoint sont isolés, les 5 élus coalisés s’opposeront bec et ongles à tout ce qui émanera du P/APC, jusqu’à ce que la loi et le code communal intercèdent afin de dénouer la crise qui s’installe.
Khaled Zahem
