En remontant la rue, menant de la place à l’arrêt des fourgons vers Tizi Ouzou, les habitants de Aïn El Hammam (ex-Michelet) savent, maintenant, qu’il faut éviter de marcher sur le trottoir de gauche, afin d’éviter le danger qui plane sur leurs têtes. En effet, quelques étages plus haut, des pans de murs de briques entiers, menacent de se détacher à tout moment. Un des piliers d’une habitation présente des fissures si profondes qu’un bloc de béton risque, à tout moment, de s’abattre sur le trottoir, quinze mètres plus bas. Cette situation générée par le mouvement de terrain que nous avons signalé à plusieurs reprises, dure depuis plusieurs années. Des contrôles opérés par les services spécialisés, dépêchés pour constater la gravité des dégâts, n’ont pas tiré la sonnette d’alarme. Si le danger ne menace pas les habitants comme semblent l’affirmer les différents organismes, on ne peut nous faire croire qu’à l’extérieur les passants en sont prémunis. Ni barrière de protection ni un quelconque panneau, ne les prévient du danger encouru pour les dissuader d’emprunter ce chemin. Le plus grave dans cette situation est que personne ne peut prendre en charge les travaux du bâtiment 19 faisant partie du programme APC/CNEP et dont l’issue ne semble pas se dessiner. Les locataires se prévalant de décisions de l’APC ne sont toujours pas régularisés par la CNEP qui avait financé la construction, pour cause d’un litige datant de plusieurs années. Il n’y a pas longtemps, un vieil homme avait été blessé par des morceaux de brique tombés du deuxième étage. Cette fois les projectiles qui se trouvent au dernier étage sont d’une autre dimension. Il n’y a qu’à s’en remettre à la Providence et espérer que personne ne se trouvera sur leur chemin s’ils venaient à se détacher.
A. O. T.
