Revêtement des chemins vicinaux, quand les PCD n’y peuvent rien…

Il est de ces problèmes liés au développement local qui ne se régleraient sans doute pas en une semaine ! En effet, entre autres préoccupations de la collectivité locale à Maâtkas, c’est incontestablement ces dizaines de kilomètres de chemins vicinaux qui attendent un revêtement bitumineux. Pour l’heure, tous les efforts consentis par l’APC dans ce chapitre précisément n’ont pu atténuer les préoccupations somme toute légitimes de beaucoup de villageois.

«C’est depuis quasiment l’Indépendance que nous attendons le revêtement de notre chemin vicinal et nous prenons toujours notre mal en patience pour cette perspective !» résumera fort à propos un père de famille du village Bouhamdoune. L’insuffisance des crédits PCD alloués aux municipalités, particulièrement celles surpeuplées et abritant plusieurs villages, telle la commune de Maâtkas, est pour beaucoup dans ce retard accumulé dans ce chantier de revêtement bitumineux des chemins vicinaux. Les villages Adjaba, Cheurfa( en cours), Aït Moh Oussaïd, Takblit, Ath Moh Dakli, Ighil Takdibine, Aït Ali, etc., sont parmi ceux dont les chemins qui les desservent restent toujours à l’état de pistes… et quelles pistes ! Il convient de souligner que la Direction des Travaux publics ne prend en charge que les routes nationales et les chemins de wilaya, et très rarement ceux intercommunaux et les CW. Et c’est précisément pour cette raison que les APC éprouvent toutes les peines du monde avec leurs maigres budgets à accomplir leur tâche. En somme, il est aujourd’hui impératif aux pouvoirs publics – toutes autorités confondues – de se pencher sur ce sérieux problème et le résoudre pour permettre enfin un développement local rationnel et éviter du coup l’exode rural car faudrait-il le rappeler, certains hameaux ne sont même pas encore désenclavés et ils ne sont accessibles que par des sentiers abrupts.

Idir Lounès