Dans une requête intitulée « Taklaït tire la sonnette d’alarme », ils interpellent avec insistance les services concernés pour se pencher sérieusement sur les problèmes dont ils souffrent au quotidien.
En premier, ils citent la route principale qui monte au quartier de Takaït, lequel est situé, pour rappel, sur les hauteurs d’Ihaddaden plus précisément au-dessus des 300 et 600 Logements. Goudronnée, il y a quelques années, cette route à forte déclivité, qui n’a ni trottoirs ni fossés, est actuellement dans un état de délabrement avancé. Les eaux de pluie qui s’écoulent à droite et à gauche selon l’inclinaison du terrain, ont creusé de profondes crevasses dans la chaussée. Ces crevasses sont par endroits si importantes qu’il devient presque impossible aux véhicules de les franchir. Quand aux rues adjacentes qui n’ont jamais connu ni la couleur, ni l’odeur du goudron, les nuages de poussière qui les envahissent en été se transforment vite, à la moindre précipitation en océan de boue où vont patauger les riverains.
Construit à la hâte, sous la poussée de l’exode rural des années 80, le quartier de Taklaït, n’a pas connu le moindre POS (plan d’occupation des sols). Aussi l’assainissement y est totalement inexistant. Les eaux usées s’écoulent à l’air libre par petites rigoles, créant ça et là, des foyers de moustiques qui sont eux-mêmes des vecteurs de toutes sortes de maladies.
Vaseux en été, et torrentiels en hiver trois oueds « descendent » de Taklaït jusqu’à Ihaddaden. Comme, ils sont régulièrement traversés par les écoliers avec les risques que cela comporte, le cas malheureux d’une lycéenne emportée, il y a quelques années, par les eaux en furie est toujours présent dans l’esprit de tous. Les habitants de Taklaït souhaitent que ces trois oueds soient aménagés pour les rendre « traversables » sans danger même les jours de pluie. Le seul pont qui existe a été construit, précise un membre de l’association socio-culturelle de Taklaït en 1891, et bien qu’à moitié détruit dans le sens longitudinal, il continue cependant, faute de mieux, à être emprunté par les piétons et même les automobilistes avec les risques qu’ils encourent de se retrouver un jour au fond du ravin. En plus d’une antenne communale, d’un bureau de poste et d’une polyclinique dont l’absence se fait cruellement et quotidiennement sentir à Taklaït, les habitants souhaitent également la construction d’une école primaire et d’un CEM, sur des terrains domaniaux qui sont disponibles.
B. Mouhoub
